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°° WEBTUBE : Tout d’abord, voici le dernier bilan des pertes selon l’historien militaire Marc Legrand : une hécatombe côté ukrainien que l’Europe entend poursuivre. Estimations des pertes militaires (24/03) – RUSSIE : 59 100 tués, 153 400 blessés (dont graves : 15%) ; UKRAINE : 780 000 tués, 845 000 blessés (dont graves : 67%) +7 100 mercenaires OTAN tués. SOURCES croisées confidentielles : FR/OTAN/RUS/UKR/US. Mais pour Zelensky, la guerre vaut mieux qu’une défaite porteuse de lendemains tragiques. Pas de comptes à rendre tant que dure la guerre.
Son passage à Paris n’a pas été vain. Macron vient encore de lui donner 2 milliards, alors que le gouvernement fait les fonds de tiroir pour ne pas faire exploser le déficit budgétaire et que notre armée est exsangue. Les Français peuvent bien s’appauvrir du moment que Zelensky et ses oligarques amassent des fortunes colossales sur le dos du contribuable occidental et de leur propre peuple, saigné à blanc.
Mis à l’écart par les Etats-Unis, qui voient en l’Ukraine un boulet qui bloque le rapprochement salvateur entre Moscou et Washington, Zelensky tente de se refaire une santé sur le dos des Européens, qui jouent inconsciemment une partie de plus en plus dangereuse.
La rengaine de Zelensky est connue : « En défendant l’Ukraine, je défends toute l’Europe ». Une fable grotesque qui a la vie dure.
Une sornette qui trouve son écho auprès des légions de bons à rien européens, tous incompétents notoires qui ne savent même pas de quoi ils parlent.
De nombreux mercenaires et conseillers français et européens ont déjà laissé leur peau en Ukraine, mais cela ne semble pas gêner Macron et la plupart des partis politiques, biberonnés à la russophobie otanienne.
Si la Grèce n’a pas fait couler l’euro en 2010, l’Ukraine pourrait bien désintégrer l’Union et, ce qui est pire, l’entraîner dans une guerre suicidaire. Car rien ne fera reculer Poutine.
Non contente d’avoir dépensé 200 milliards en pure perte pour défendre l’Ukraine, l’Europe refuse la paix et se prépare à une guerre longue, sans les Américains.
Quand on écoute les débats télévisés sur cette guerre, c’est du pur Goebbels. Une propagande antirusse qui évacue toutes les causes véritables de la guerre, se contentant de diaboliser Poutine, prêt à tout pour conserver le pouvoir et assoiffé de conquêtes. Une profusion de mensonges éhontés et de non-dits qui dérangent.
Pas un mot sur le coup d’Etat de la CIA de 2014 qui a renversé le régime prorusse en place à Kiev. Pas un mot sur les accords de Minsk qui auraient évité la guerre s’ils avaient été appliqués par Kiev. Pas un mot sur la guerre du Donbass qui a fait 15.000 victimes. Pas un mot sur l’élargissement de l’Otan, passée de 16 à 32 membres malgré la chute de l’URSS. Pas un mot sur les armes nucléaires américaines stockées dans cinq pays d’Europe alors que le pacte de Varsovie a été dissous en 1991. Pas un mot sur les accords de paix d’Istanbul de 2022, refusés par Kiev. Ce n’est que procès à charge contre le Tsar.
J’ai entendu une journaliste déclarer que Poutine ne voulait pas de paix car la fin de la guerre signerait sa chute et son éviction du Kremlin ! Cette dame, que j’ai connue mieux inspirée, oublie que Poutine a régné 22 ans sans besoin d’une guerre pour être maintes fois réélu. Et il le sera jusqu’en 2034. En revanche, c’est bien Zelensky qui ne survit que par la guerre, car il faudra bien un coupable pour endosser la responsabilité de l’hécatombe. Ni Poutine, ni les Américains, ni les Européens n’endosseront cette responsabilité. Assez de mensonges. Non seulement cette guerre était évitable, mais elle pouvait s’achever dès le printemps 2022.
Les exigences de Kiev sont inacceptables pour Moscou.
Alors que Poutine, vainqueur sur le terrain, revendique la reconnaissance de la Crimée et des quatre oblasts du Donbass comme territoires russes, et qu’il réclame la démilitarisation de l’Ukraine, Zelensky n’accepte aucune concession.
- Pas question pour Kiev de renoncer à son intégrité territoriale
- Pas question d’accepter une démilitarisation. Zelensky demande au contraire que les avoirs russes gelés (300 milliards dont 220 en Europe) lui soient donnés pour reconstruire son armée, seule garantie de sécurité crédible face à la menace russe.
- Zelensky réclame en outre un contingent européen en Ukraine, dont l’ampleur et la mission restent à définir. Une option totalement refusée par Moscou.
Rappelons que seule la France se dit prête à envoyer des troupes au sol. Le Royaume-Uni veut une protection américaine et les autres pays se dérobent devant l’obstacle. Macron, monsieur Trouposol, s’obstine.
Nul ne sait comment va évoluer la situation. Les Européens semblent oublier que Moscou a gagné cette guerre sans besoin de mobiliser toutes ses légions. Poutine peut aligner 20 millions de soldats si besoin. Ils semblent également sous-estimer la détermination du peuple russe, lequel a conservé intact le patriotisme de ses aînés vainqueurs du nazisme.
Quand on demande à Zelensky ce qui le fait tenir depuis trois ans, celui-ci répond que sa principale motivation est d’abord son combat pour la liberté du peuple ukrainien et ensuite que sa seconde motivation est « la haine des Russes qui ont tué tant de citoyens ukrainiens ».
On veut bien le croire, car c’est bien la haine des Russes qui est cause de la guerre du Donbass, laquelle a conduit Poutine à venir protéger les populations russes persécutées par Kiev depuis 2014.
Voici une analyse des Renseignements américains que les Européens seraient bien avisés de prendre en compte au lieu de jouer les Tartarin. Contrairement aux Européens, les Etats-Unis sont parfaitement conscients de la puissance russe (blog Telegram Boris Karpov).
- La Russie considère la guerre en cours en Ukraine comme un conflit par procuration avec l’Occident, et son objectif de réaffirmer sa force et sa sécurité dans son voisinage proche contre l’empiétement perçu des États-Unis et de l’Occident augmente les risques d’escalade involontaire dans les relations Russie-Otan
- Peu importe comment et quand la guerre en Ukraine prendra fin, les tendances géopolitiques, économiques, militaires et politiques intérieures actuelles en Russie soulignent sa résilience et la menace potentielle persistante qui pèse sur la puissance, la présence et les intérêts mondiaux des États-Unis
- Malgré les énormes coûts militaires et économiques de la guerre avec l’Ukraine, la Russie a prouvé sa capacité d’adaptation et sa résilience
- Le président Poutine semble déterminé et prêt à payer un prix très élevé pour la victoire dans ce qu’il considère comme un moment décisif dans la rivalité stratégique de la Russie avec les États-Unis, ainsi que dans l’histoire du monde et son héritage personnel
- La guerre en Ukraine a enseigné à Moscou de nombreuses leçons sur la manière de contrer les armes et les renseignements occidentaux dans une guerre à grande échelle. Cette expérience influencera probablement la future planification de la défense américaine, y compris contre d’autres adversaires avec lesquels Moscou partage ses leçons
- La Russie possède le stock d’armes nucléaires le plus important et le plus diversifié qui, avec les systèmes de lancement terrestres, aériens et maritimes déployés, pourrait infliger des dommages catastrophiques aux États-Unis . La Russie a développé une force nucléaire stratégique plus modernisée, plus mobile et plus résistante, conçue pour contourner ou neutraliser les futures défenses antimissiles américaines renforcées et assurer la dissuasion grâce à une capacité crédible de seconde frappe
- L’arsenal étendu d’armes nucléaires non stratégiques de la Russie l’aide à compenser la supériorité conventionnelle occidentale et lui offre d’énormes capacités de gestion de l’escalade dans des scénarios militaires multi-théâtres.
« Comme on peut le constater, le rapport des services de renseignement américains s’écarte des clichés de propagande et admet en réalité que le conflit en Ukraine est une guerre par procuration entre la Russie et l’Occident. Plus tôt, le secrétaire d’État Marco Rubio a également parlé directement (https://t.me/DDrobnitski/7908) de la guerre par procuration des États-Unis avec la Russie par l’intermédiaire de l’Ukraine. »
« Les services de renseignement américains reconnaissent la détermination de la Russie à rétablir la justice à ses frontières et dans sa zone d’influence géopolitique. Et cela, bien sûr, constitue une grave déception pour eux. La Russie ne va pas abandonner et a l’intention d’aller jusqu’au bout. Il n’est pas surprenant que, selon l’interprétation des agences de renseignement américaines, une telle position de Moscou « augmente les risques d’escalade involontaire dans les relations entre la Russie et l’OTAN ».
La conclusion de tout cela est que l’administration Trump est parfaitement consciente des risques de toute escalade. Un risque qui semble échapper aux Européens, restés scotchés à la politique de Biden.
Il y a deux certitudes incontournables à garder en mémoire :
1° Les Russes ne reculeront jamais car ils mènent une guerre existentielle contre l’Occident. Ils en ont les moyens et la détermination.
2° Les dégâts catastrophiques qu’ils peuvent infliger aux Etats-Unis, ils les infligeront à l’Europe si la situation s’aggrave. Pas besoin de nucléaire, les missiles hypersoniques suffiront.
Par conséquent, Macron joue avec le feu. Il est temps d’en finir avec ses délires guerriers, il est temps de parler paix. Mais à part Philippot et Dupont-Aignan, la paix n’intéresse personne.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque