. Communiqué intégral du Kremlin, suite au long échange Trump/Poutine

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°° WEBTUBE : Tout ce qui rapproche Washington de Moscou est bénéfique. Pendant que l’Europe, totalement irresponsable, désossait son outil de défense, Poutine a mis vingt ans pour reconstruire l’armée la plus moderne qui soit. Il en récolte les fruits aujourd’hui. Quant à Macron, qui se prend pour un chef de guerre visionnaire, il nous disait avant 2017 que la dissuasion ne servait à rien et coûtait cher. Aujourd’hui, il dit aux pilotes de chasse de la base aérienne de Luxeuil que notre dissuasion est une chance pour le pays ! N’est pas de Gaulle qui veut.

Soulignons quelques points essentiels :

1) N’oublions pas que si la situation a pris un tournant vers la paix, c’est évidemment grâce à Trump, mais c’est avant tout grâce à la puissance de l’armée russe, capable de résister à 50 nations qui soutiennent l’Ukraine, ainsi que grâce au peuple russe qui s’est adapté à un chapelet de sanctions sans précédent. À ma connaissance, aucun pays ne pourrait résister à une telle coalition. Il faut donc être vraiment simplet pour avoir sous-estimé la Russie, son peuple et son armée du futur. Si la coalition otanienne est vaincue, ce n’est pas un hasard. C’était écrit.

2) Pour Trump et Poutine, l’Europe est tout simplement hors jeu.

– Elle n’a rien compris à ce qui se joue entre le Kremlin et la Maison-Blanche ;

– Elle ne fait qu’agiter la menace d’une illusoire agression russe quand Trump veut la paix ;

– Elle reste en plein délire guerrier alors que la victoire russe est incontestable et irréversible.

3)  Pour Trump, c’est le rapprochement entre Washington et Moscou qui reste prioritaire pour la paix dans le monde, quels que soient les états d’âme de Zelensky et des Européens.

4) De plus, dans ce long processus de paix, aucun des deux protagonistes ne doit perdre la face. Ce à quoi Poutine fait très attention, compte tenu du caractère impulsif et parfois déroutant de Trump. Tact et diplomatie sont de rigueur. Poutine a exprimé sa gratitude à Donald Trump pour sa démarche en faveur de la paix et de la fin de l’hécatombe.

5) Enfin, soyons convaincus que pour chaque citoyen russe, Poutine et son armée mènent un combat existentiel face à un Occident pervers qui veut sa peau. Autant dire ce peuple courageux, qui a gardé le même patriotisme que ses aînés vainqueurs de Stalingrad, autant dire que ce peuple ne reculera jamais.

Déclaration intégrale du Kremlin (source blog Telegram de Boris Karpov)

https://t.me/boriskarpovrussie/152122

Je ne vais pas résumer ce texte, au risque de le déformer. Je me contente de souligner ce qui me semble essentiel :

  • Après avoir confirmé son engagement fondamental en faveur d’une résolution pacifique du conflit, le Président russe a déclaré sa volonté de travailler avec ses partenaires américains pour explorer en profondeur les voies possibles de résolution du conflit, qui devraient être globales, durables et à long terme. Et, bien sûr, il faut tenir compte de la nécessité absolue d’éliminer les causes profondes de la crise, les intérêts légitimes de la Russie dans le domaine de la sécurité ;
  • Dans le contexte de l’initiative du Président américain d’introduire un cessez-le-feu de 30 jours, la partie russe a souligné un certain nombre de points importants concernant la garantie d’un contrôle efficace d’un éventuel cessez-le-feu sur toute la ligne de contact de combat, la nécessité d’arrêter la mobilisation forcée en Ukraine et de réarmer les forces armées ukrainiennes. De graves risques liés à l’incapacité à négocier du régime de Kiev, qui a saboté et violé à plusieurs reprises les accords conclus, ont également été notés. L’attention est attirée sur les crimes terroristes barbares commis par les militants ukrainiens contre la population civile de la région de Koursk ;
  • Il a été souligné que la condition clé pour empêcher l’escalade du conflit et œuvrer à sa résolution par des moyens politiques et diplomatiques devrait être la cessation complète de l’assistance militaire étrangère et la fourniture d’informations de renseignement à Kiev ;
  • En lien avec le récent appel de Donald Trump à épargner la vie des militaires ukrainiens encerclés dans la région de Koursk, Vladimir Poutine a confirmé que la partie russe est prête à se laisser guider par des considérations humanitaires et, en cas de reddition, garantit la vie et le traitement décent des soldats des forces armées ukrainiennes conformément aux lois russes et au droit international ;
  • Au cours de la conversation, Donald Trump a avancé une proposition selon laquelle les parties au conflit s’abstiendraient mutuellement de frapper les infrastructures énergétiques pendant 30 jours. Vladimir Poutine a répondu positivement à cette initiative et a immédiatement donné à l’armée russe le commandement correspondant ;
  • Le Président russe a également répondu de manière constructive à l’idée de Donald Trump de mettre en œuvre une initiative bien connue concernant la sécurité de la navigation en mer Noire. Il a été convenu d’entamer des négociations pour élaborer plus avant les détails spécifiques d’un tel accord ;
  • Vladimir Poutine a annoncé que le 19 mars, un échange de prisonniers sera effectué entre les parties russe et ukrainienne – 175 pour 175 personnes. En outre, en guise de geste de bonne volonté, 23 militaires ukrainiens grièvement blessés qui suivent un traitement dans des établissements médicaux russes seront transférés ;
  • Les dirigeants ont confirmé leur intention de poursuivre les efforts pour parvenir à un règlement ukrainien de manière bilatérale, notamment en tenant compte des propositions susmentionnées du Président américain. À cette fin, des groupes d’experts russes et américains sont créés ;
  • Vladimir Poutine et Donald Trump ont également abordé d’autres questions à l’ordre du jour international, notamment la situation au Moyen-Orient et dans la région de la mer Rouge. Des efforts conjoints seront déployés pour stabiliser la situation dans les zones de crise et établir une coopération sur les questions de non-prolifération nucléaire et de sécurité mondiale. Cela contribuera à son tour à améliorer l’atmosphère générale des relations russo-américaines. L’un des exemples positifs est le vote unanime à l’ONU sur la résolution concernant le conflit ukrainien ;
  • Un intérêt mutuel a été exprimé pour la normalisation des relations bilatérales à la lumière de la responsabilité particulière de la Russie et des États-Unis pour assurer la sécurité et la stabilité dans le monde. Dans ce contexte, un large éventail de domaines dans lesquels nos pays pourraient établir une coopération ont été examinés. Plusieurs idées ont été discutées, qui vont dans le sens du développement d’une coopération mutuellement bénéfique dans le secteur économique et énergétique.

Conclusion

Il est incontestable que Poutine a joué fin, accordant une trêve pour les frappes sur les installations énergétiques et les infrastructures durant 30 jours, mais sans cesser les combats, ce qui briserait la dynamique actuelle en faveur de l’armée russe qui avance sur tout le front.

Le processus de paix sera long. Il est évident que Poutine, durant le long échange téléphonique, a rappelé ses exigences. Pas de paix possible sans éliminer les causes profondes de la guerre, totalement ignorées par  l’Occident durant trop d’années.

Ce qui est certain dans ces difficiles négociations, j’insiste, c’est que sans son armée puissante, la Russie aurait été méprisée et humiliée comme jamais. Elle aurait même été dépecée à terme comme la malheureuse petite Serbie.

ONU ou pas, la loi du plus fort reste toujours la meilleure.

Et pendant que l’Europe, totalement irresponsable, désossait son outil de défense, Poutine a mis vingt ans pour reconstruire l’armée la plus moderne qui soit. Il en récolte les fruits aujourd’hui.

Quant à Macron, qui se prend pour un chef de guerre visionnaire, il nous disait avant 2017 que la dissuasion ne servait à rien et coûtait cher. Aujourd’hui, il dit aux pilotes de chasse de la base aérienne de Luxeuil que notre dissuasion est une chance pour le pays ! N’est pas de Gaulle qui veut.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque