Bretagne : une manifestation en faveur de la liberté déclenche une virulente réaction des médias et des politiciens

Articles : Avr. 2021Mar.2021Fev.2021Jan.2021

Vivre librement […] est un sujet très polémique de nos jours.

Une manifestation bretonne pro-liberté dans la ville de Quimperlé – à ne pas confondre avec Quimper – suscite la colère et l’incompréhension des médias comme des politiciens. […]

Le Télégramme :

À l’appel de l’association « À l’ère libre » de Clohars-Carnoët, plus de 600 personnes se sont rassemblées, dimanche après-midi, à Quimperlé « pour le droit des enfants ». Mais derrière le slogan, il a surtout été le lieu d’une contestation globale contre le port du masque, la vaccination et les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la covid-19. Sous la tonnelle plantée sur le haut de la butte du parc du Bel-Air, devant une assemblée qui avait fait du non-port du masque un signe de ralliement et qui se sont même unis dans une minute de silence, Nicolas Moussault (À l’ère libre) a rappelé la genèse de l’association, « née de la conviction de parents, de grands-parents » désireux que leurs enfants « puissent vivre librement ».

Aux cris de « liberté », il a appelé à refuser « de devenir des QR code et de subir fatalement des décisions qui nous déshumanisent » et à défendre « un monde de paix, un monde de joie, résiliant et autonome ».

Pendant près de trois heures, les témoignages ponctués par des cris de soutien et applaudissements se sont succédés. Les manifestants sont venus du pays de Quimperlé et de Cornouaille mais aussi du Morbihan et des Côtes-d’Armor. Il faut dire qu’il se tenait en présence de Martine Wonner et de Carlo Alberto Brusa, figures controversées. La première, psychiatre, députée du Bas-Rhin, ex-LREM (exclue en mai 2020 après avoir voté contre la stratégie de déconfinement du gouvernement) est aussi la cofondatrice du collectif Laissons les médecins prescrire. Arborant l’écharpe tricolore, elle a qualifié « de sécuritaire », l’actuel état d’urgence sanitaire. Le second, avocat et président de Réaction19, a enjoint la foule à devenir « les papillons de la liberté », assurant que « complotistes aujourd’hui nous le sommes tous, c’est avoir le courage de crier liberté ».

Nous sommes en 2021 et la liberté de vivre normalement – sans masque inutile et sans QR code pour acheter du pain – est un sujet qui rassemblent des foules dans des petites villes bretonnes.

Mais ce ne sont pas ce phénomène qui retient l’attention des médias ou des autorités. Ce qui retient leur attention, c’est que l’on puisse évoquer le mot liberté en public.

Une trentaine de gendarmes de la compagnie de Quimperlé aidés par des renforts du département ont encadré ce rassemblement qui n’a connu aucun débordement. Autorisé par la préfecture, il s’est tenu sans port du masque ni respect des règles de distanciation physique, comme l’a reconnu au micro l’un des organisateurs. « On est à la limite de la légalité ». Ce dimanche, Erwan Balanant, député de Quimperlé Concarneau, Sébastien Miossec, président de Quimperlé communauté, et Michaël Quernez, maire de Quimperlé, tout en rappelant leur attachement à la liberté d’expression, ont condamné « avec la plus grande fermeté les comportements irresponsables des personnes présentes et toutes celles et ceux qui ont contribué à l’organisation (de ce rassemblement) et ont ainsi, par leur action délibérée, mis en danger la vie d’autrui ».

La liberté est un danger pour la vie d’autrui comme le rappellent très justement les politiciens du secteur homologués par le gouvernement central.

Cela signifie que très prochainement des arrestations auront lieu un peu partout en Bretagne pour rappeler l’attachement du régime à la liberté d’expression.

Captain Harlock, DP

« Rien à branler de ce match. Quel plaisir à jouer dans ces conditions ? On se retrouve dans un cimetière… » : le tennisman Benoît Paire sature face au Nouvel Ordre Mondial (vidéo)

Articles : Avr. 2021Mar.2021Fev.2021Jan.2021

Après son match à Monte-Carlo, le tennisman Benoît Paire a parlé sans détour de la dystopie dans laquelle nous vivons.

D.P.

« La question que tout le monde se pose et qui rend fou, c’est : qui doit-on croire? »

Articles : Avr. 2021Mar.2021Fev.2021Jan.2021

BREIZH-INFO : Fermeture des écoles, limitation des déplacements, brimades, la folie sanitaire continue en France. En tant qu’observateur avisé de la vie publique dans notre pays, n’êtes-vous pas fasciné par la passivité des citoyens face à des autorités qui, pourtant, font quotidiennement preuve d’incompétence (ou de malhonnêteté) ?

ALAIN DE BENOIST. En mars 2020, à l’époque du premier confinement, j’avais écrit qu’on pourrait y voir un test de soumission grandeur nature. La passivité dont vous parlez confirme à première vue mon propos, ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’elle durera éternellement. Mais quelle est la cause profonde de cette soumission, qui n’est qu’une variante de la vieille thématique de l’esclave amoureux de ses chaînes (la « servitude volontaire » de La Boétie) ? On sait depuis longtemps que le meilleur moyen de faire accepter des restrictions des libertés est de les justifier par la nécessité de garantir la santé ou la sécurité (ou encore par la « menace terroriste »). Mais il me semble qu’il faut aller plus loin.

A la source de cette passivité, je vois d’abord un sentiment d’impuissance. Les citoyens savent très bien qu’on leur impose des règles dont beaucoup sont absurdes, voire grotesques. Ils savent très bien que les pouvoirs publics ont géré cette crise sanitaire d’une façon lamentable. Ils voient bien qu’après avoir cafouillé sur les masques et sur les médicaments, on cafouille sur les vaccins. Ils voient bien que l’Europe a fait la preuve de son inexistence en s’avérant incapable de mettre au point une politique commune, et que notre système de santé est incapable de s’adapter à l’épidémie parce qu’on l’a traité depuis des années comme une entreprise privée, soumise aux règles du zéro stocks et des flux tendus. Ils voient bien également qu’en voulant sauver des vies individuelles par le « distanciel » et le télétravail, on est en train de disloquer le corps social. Ils se sentent exilés (sous le fascisme italien, on appelait confinati ceux qu’on exilait dans des îles lointaines !). Mais ils se sentent surtout impuissants, parce qu’ils sont confrontés tous les jours à des informations totalement contradictoires (auxquelles s’ajoutent encore les affirmations des virologues de comptoir et des épidémiologistes autoproclamés, pour ne rien dire des délires complotistes).

La question que tout le monde se pose et qui rend fou, c’est : qui doit-on croire ? Aux débuts de la pandémie, Macron disait qu’il fallait suivre les avis du « Conseil scientifique », c’est-à-dire considérer leurs recommandations comme des ordres (il semble en être revenu depuis). On a vu alors le mythe de l’expertocratie fondée sur « la science » exploser en direct, puisqu’on a rapidement découvert que « ceux qui savent » ne sont pas d’accord entre eux. Du coup, les gens n’y comprennent plus rien. Tous leurs repères ont disparu. Ils en ont assez, mais ils ne savent pas quoi faire. C’est la raison pour laquelle ils se résignent, jugeant de la situation sous l’horizon de la fatalité. Cela n’aura peut-être qu’un temps, mais pour l’instant on en est là.

BREIZH-INFO : N’est-ce pas la peur, finalement, qui pousse les individus, les uns à côté des autres, à ne pas, à ne plus réagir ? Il semblerait que l’homme occidental ait désormais peur de tout (de mourir, d’agir, de vivre…). Est-ce le signe de quelque chose de potentiellement grave civilisationnellement parlant ?

ALAIN DE BENOIST. Il est sûr que dans la société des individus, l’opinion dominante est qu’il n’existe rien de pire que la mort (d’autant plus que pour la majorité de nos contemporains il n’y a rien après). Cette opinion est caractéristique de toutes les époques décadentes, alors qu’à d’autres époques on estime que la servitude ou le déshonneur sont pires que la mort et que certaines causes méritent que l’on donne sa vie pour elles. Parallèlement, la vie est prise comme un absolu sans particularités, ce que les Grecs appelaient zoè, la « vie nue », la simple existence biologique, par opposition à la bios, le mode de vie, la vie pleinement vécue. De nos jours, on se préoccupe beaucoup de l’allongement de l’espérance de vie, c’est-à-dire de sa simple durée, plus rarement de son contenu. Comme le dit l’excellent Byung-Chul Han, « la quête de la vie bonne a cédé la place à l’hystérie de la survie ». Ceux qui veulent le plus survivre sont aussi ceux qui n’ont jamais vécu. Voilà pour l’aspect « civilisationnel ».

Cela dit, il ne faut pas disqualifier la peur, comme le font ceux qui roulent les mécaniques en répétant « même pas peur ! » pour se rassurer. La peur n’est pas seulement le fait des froussards : seuls les inconscients n’ont jamais peur. Les gens courageux ne sont pas ceux qui ne connaissent pas la peur, mais ceux qui la surmontent. Il y a aujourd’hui beaucoup de raisons d’avoir peur : peur du chaos qui s’étend partout, peur de la précarité sociale, peur des faillites et des fermetures de petits commerces qui vont faire suite à la pandémie, peur d’une crise financière mondiale, etc. Les uns ont peur de voir Marine Le Pen arriver au pouvoir, d’autres ont peur des racailles et des « islamo-gauchistes ». Toutes ces peurs ne se valent pas, la grande question restant de savoir si, face à elles, on se résigne ou si l’on résiste. Mais la peur n’est pas toujours un fantasme.

BREIZH-INFO : N’y a-t-il pas un paradoxe en France actuellement avec l’introduction à venir d’un possible droit à l’euthanasie par les mêmes autorités qui sacrifient une population pour sauver un maximum de vieillards ?

ALAIN DE BENOIST. On n’aurait pas de mal à vous répondre que les vieillards actuellement hospitalisés en réanimation ne sont pas forcément candidats à l’euthanasie ! C’est un peu comme si vous trouviez paradoxal qu’on cherche à toujours mieux protéger les enfants alors même qu’on autorise l’avortement…

BREIZH-INFO : Comment expliquez-vous par ailleurs que cette peur se soit diffusée au niveau mondial, à tel point que des pays n’ayant rien à voir avec des démocraties occidentales agissent finalement de la même façon ? Toute raison a-t-elle quitté notre planète ou bien est-ce dans l’ordre des choses ?

ALAIN DE BENOIST.A des degrés divers, le virus s’est diffusé dans le monde entier. Il est assez logique que les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Notons quand même que les pays considérés (et bien souvent dénoncés) comme « illibéraux » sont, dans l’ensemble, ceux qui ont combattu l’épidémie avec le plus d’efficacité. Quand le moment sera venu de dresser un bilan, il y aura peut-être quelques leçons à tirer de ce côté-là.

BREIZH-INFO : Changeons de sujet. Vous avez sorti en février un essai intitulé « La puissance et la foi ». Qu’avez-vous voulu aborder à cette occasion ?

ALAIN DE BENOIST. C’est un livre qui aborde, sous différents angles, la question aujourd’hui rebattue de la « théologie politique ». L’étiquette est large : elle se rapporte aussi bien à la façon dont l’Eglise a conçu le pouvoir temporel lorsqu’elle le contrôlait qu’aux tensions qui ont pu l’opposer au pouvoir politique : c’est elle qui est en jeu, par exemple, dans l’opposition du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel, dans la séculaire querelle de l’Empire et de la papauté, dans le conflit du trône et de l’autel, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’opposition entre loi civile et « loi naturelle », les notions de potestas et d’auctoritas.

Une part importante de l’ouvrage porte sur ce qu’on a appelé la « querelle de la sécularisation ». L’époque de la sécularisation est celle où l’Eglise perd l’autorité surplombante qu’elle détenait auparavant sur la société globale – où la société « sort de la religion » pour reprendre l’expression de Marcel Gauchet. Mais c’est aussi l’époque où les grandes thématiques théologiques et religieuses sont transposées sous une forme profane. Carl Schmitt affirme ainsi que tous les concepts-clés de la politique moderne sont des concepts issus de la théologie. La sécularisation est alors à envisager comme une dialectique. Erik Peterson et Hans Blumenberg sont de ceux qui se sont opposés à Schmitt sur ce point, dans des perspectives d’ailleurs radicalement différentes. Je retrace ce débat dans le détail, en essayant d’en tirer des conclusions. Mais le livre porte aussi sur le péché originel, la violence monothéiste, l’image de Rome dans le judaïsme ancien, etc.

BREIZH-INFO : Vous posez également la question de la pertinence politique du christianisme. Vous n’allez pas vous faire que des amis…

ALAIN DE BENOIST. Laissez-moi vous dire d’abord que je n’écris pas pour me faire des amis, mais pour dire ce que je pense – et pour donner à mes amis de bonnes raisons de penser ce qu’ils pensent également. En outre, je n’ai pas beaucoup de considération pour ceux qui estiment qu’on ne peut être lié d’amitié qu’avec ceux qui partagent vos opinions.

La question de la « pertinence politique du christianisme » a dans le passé été discutée par de nombreux auteurs. Observant qu’au cours de l’histoire, le christianisme a voulu instaurer un pouvoir religieux distinct et rival du pouvoir politique, Rousseau constatait qu’il en a résulté un « perpétuel conflit de juridiction qui a rendu toute bonne politique impossible dans les États chrétiens ». L’apparition du christianisme a en effet entraîné un bouleversement dans les rapports entre vie religieuse et vie sociopolitique, communauté de foi et appartenance à la cité. Le christianisme pose l’individu avant le citoyen, et donc indépendamment de lui. L’individu étant considéré comme irréductible à la collectivité ou à la communauté politique, il en résulte un rapport nouveau du citoyen à l’Etat, qui modifie du même coup l’objet du culte et le statut de la religion. Le Dieu des chrétiens n’est en effet pas le Dieu d’un peuple, puisqu’il a autorité sur tous les hommes, et que ceux-ci ont tous vocation à l’adorer : l’idée d’un Dieu unique implique celle d’une famille humaine qui soit (ou puisse devenir) spirituellement une elle aussi. Autrement dit, le « peuple de Dieu » ne connaît pas de frontières. C’est la raison pour laquelle il est difficile de voir dans le catholicisme une religion identitaire – surtout quand on est Européen, puisque les gros bataillons de l’Eglise se trouvent désormais dans le Tiers-monde. S’il est un croyant rigoureux, un chrétien préférera toujours voir immigrer en France un Congolais catholique plutôt qu’un Suédois païen !

BREIZH-INFO : Le XXIe siècle scellera-t-il le retour et la victoire du religieux sur le matérialisme notamment ?

ALAIN DE BENOIST. Je ne fais pas profession de lire l’avenir, et m’abstiendrai donc de répondre à votre question. Pour y voir plus clair, il faudrait déjà préciser le sens qu’on attribue aux mots « religieux » et « matérialisme ». Le « religieux », c’est très vague (tout aussi vague que la notion même de religion). En France, on ne compte plus que 4 % de chrétiens pratiquants, et parmi ceux qui se disent catholiques mais ne mettent jamais les pieds à l’église, seuls 52 % déclarent croire en Dieu ! L’islam, de son côté, est une force montante, mais l’islamisme a des objectifs beaucoup plus politiques que religieux. Quant au matérialisme, qui prend aujourd’hui surtout la forme du fétichisme de la marchandise, son principal moteur est l’obsession de la consommation. Ce n’est pas un matérialisme philosophique, mais un matérialisme pratique, doublé d’un indifférentisme religieux qui est, avec la privatisation de la foi, le principal danger qui menace aujourd’hui les Églises. La question que je préfère me poser porte plutôt sur la notion de sacré (qui est tout à l’opposé de celle de sainteté). Y aura-t-il encore place pour du sacré à l’époque de l’intelligence artificielle et des robots ? Quelles en seront les formes ? Où se situera-t-il ? Voilà des interrogations qui pourraient nourrir la réflexion.


Propos recueillis par Yann Valérie
Source : Breizh-Info

La commission paritaire des publications et agences de presse qualifie « Francesoir » de site d’information

Articles : Avr. 2021Mar.2021Fev.2021Jan.2021

Le média en ligne FranceSoir, accusé depuis plusieurs mois de relayer des thèses complotistes, a conservé son statut de site « d’information politique et générale » (IPG), a indiqué vendredi le ministère de la Culture à l’AFP, confirmant une information de La Correspondance de la presse.

S’assurer du maintien de la présence effective de journalistes professionnels

La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, avait souhaité en janvier « qu’il soit procédé à un rappel avant échéance du certificat de Francesoir.fr » en septembre 2022, rappelle le ministère dans une déclaration à l’AFP.
Et ce afin de « s’assurer du maintien de la présence effective de journalistes professionnels », une condition « nécessaire pour la qualification de service de presse en ligne d’information politique et générale », précise-t-il.

« La preuve a été apportée de la présence de deux journalistes permanents et quatre pigistes » et « les autres conditions prévues pour la reconnaissance du service de presse en ligne » ont été jugées remplies, ajoute le ministère.

En effet, la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP), chargée de reconnaître la qualité de service de presse en ligne, « a estimé en conséquence qu’il n’y avait pas lieu de procéder à un retrait de la reconnaissance actuelle de francesoir.fr sur les registres de la commission ».

Merci à Media en 4-4-2

Tags sur une mosquée de Rennes. Ces drames récents pour lesquels Gérald Darmanin ne s’est pas déplacé

Articles : Avr. 2021Mar.2021Fev.2021Jan.2021

Le déplacement très médiatisé de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, ce dimanche 11 avril à Rennes, a fait couler beaucoup d’encre. Il aura ainsi fallu de quelques tags injurieux sur une mosquée (le centre culturel islamique Avicenne) pour provoquer un déplacement du ministre et d’une importante équipe d’élus locaux, mais aussi de nombreux commentaires politiques indignés sur la question, ce qui sur les réseaux sociaux a provoqué un large sentiment de « deux poids deux mesures », notamment parce que Gérald Darmanin ne se déplace pas lorsque des églises sont taguées, ou profanées.

« Le président m’a demandé de dire aux dirigeants de cette association (…) tout le dégoût que nous inspirent ces inscriptions qui sont des insultes, des insultes aux musulmans français, des insultes à la France », a déclaré Gérald Darmanin après sa venue, son coup de communication diront certains, à Rennes.  Ce dernier a par ailleurs assuré que « la République doit protéger tous ses enfants ». Pourtant dans les faits, ce n’est pas le cas, tout comme dans les faits, Gérald Darmanin est un ministre de l’intérieur qui sélectionne soigneusement ses déplacements, voyons plutôt où il ne s’est pas rendu dernièrement, pour des affaires bien plus graves que des tags.

A commencer par Rennes, il y a quelques semaines, lorsque deux dealers ont abattu un homme en plein jour, en pleine rue, à Cleunay. Aucun déplacement ministériel pour le coup, alors qu’il s’agissait là de la mort d’un homme tout de même. Il aurait pu également se déplacer à Rennes début avril, pour venir au chevet de cet homme violemment agressé par des individus en scooter, en plein jour. Nada.

Mais l’actualité plus récente est chargée d’évènements qui auraient pu faire l’objet du déplacement d’un ministre qui déclare devant des journalistes aux ordres que « la République doit protéger tous ses enfants ».

Pas de tags à Grigny ce week-end, mais des émeutes et des attaques visant directement les policiers, à coups de feux d’artifice. Pas de Darmanin.

Aucun crochet par Nantes pour venir au chevet de cette éleveuse de mouton qui vit un calvaire depuis des années à cause de vols à répétition, pour lesquels la République ne la protège pas. Ou pour soutenir ces victimes d’une agression ultra violente ces derniers jours, en plein centre ville de Nantes, victimes abandonnées par la sacro-sainte République de M. Darmanin.

Pas de Gérald Darmanin à Mions, dans le département 69, ville dans laquelle un père et sa fille ont été agressés par deux mineurs isolés n’ayant rien à faire sur le territoire français, mais présents parce que la République de Gérald Darmanin ne protège pas ses citoyens. Absence du ministre de l’intérieur par ailleurs en charge des cultes lorsqu’il y a trois semaines, des tags anarchistes ont souillé l’église de la Roche sur Yon.

Des exemples comme ceux-ci, il y en a au quotidien, dans toute la France, exemples témoins d’un droit à la sécurité que les Français n’ont plus, tout comme la République n’est même plus capable de garantir leur droit à la propriété.

« La République doit protéger tous ses enfants » est venu clamer Gérald Darmanin en Bretagne, ce dimanche. Une déclaration qui sonne faux au regard de ce que vivent beaucoup de Français au quotidien. Une déclaration qui, alors que le Ramadan tout comme les élections approchent, semble être avant tout celle d’un ministre en campagne électorale…

YV, Breizh-info

Mépris, grossièreté, obséquiosité et surtout manque de courage en tout genre…

Articles : Avr. 2021Mar.2021Fev.2021Jan.2021

Je suis prêt à subir les foudres de ceux qui ne comprendront jamais qu’il n’y a pas de petits sujets. Rapprocher des événements même de nature très inégale peut être une incomparable source d’enseignement. Ce seront donc mes quatre leçons sans frontières : d’Erdoğan à Lecœuvre, en passant par l’Algérie et Emmanuel Macron.

Par ordre décroissant de gravité.

Double mépris, en Turquie, de Recep Erdoğan à l’égard de l’Europe et de la valeur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le président du Conseil européen Charles Michel est installé sur une chaise dorée à côté de lui tandis que Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, demeure d’abord interdite, avec un « hum » d’attente, avant de devoir aller s’installer quelques mètres plus loin sur un canapé, face au ministre des Affaires étrangères.

Charles Michel avait le choix entre trois attitudes honorables : quitter tout de suite les lieux avec Ursula von der Leyen, exiger une autre chaise dorée ou, au pire, laisser sa place à cette dernière et ostensiblement rejoindre le canapé. Il a opté pour une quatrième, déshonorante : il n’a pas bougé et a laissé faire.

Le double mépris d’Erdoğan a gagné. Scandaleux manque de courage.

Le voyage du Premier ministre Jean Castex en Algérie a été annulé au dernier moment par les autorités algériennes parce qu’elles considéraient que la délégation française était trop chiche.

Grossièreté qui montre que la propension française à la repentance historique à sens unique non seulement est traitée à la légère mais engendre une situation pire qu’avant : notre faiblesse emplie de masochisme délie l’Algérie de toute courtoisie diplomatique. Normal : délétère manque de courage.

Quelques outrances liées au président de la République. On pourrait en rire si elles ne faisaient pas pleurer la démocratie. Un a permis à Marianne de faire un classement dans ce registre qui n’est pas entravé par notre monarchie républicaine mais, au contraire, amplifié. On trouve, pour ces éloges défiant toute mesure, Jean-Michel Blanquer, BHL, Christophe Castaner, Frédéric Mitterrand, Bruno Le Maire et Richard Ferrand.

Difficile d’établir une hiérarchie. Il paraît qu’Emmanuel Macron s’est lui-même offusqué du dithyrambe de Blanquer. Pour une fois, BHL n’est pas le plus flagorneur. Castaner fait fort, mais le vainqueur me semble devoir être Richard Ferrand, qui trouve le moyen de célébrer Emmanuel Macron comme une synthèse exemplaire de tous les présidents de la Ve République.

Navrante obséquiosité. Pas assez de courage pour rester dans la dignité et la plausibilité des appréciations.

Ceux qui jugent que je dis parfois trop de bien – il m’arrive aussi d’écrire ou de proférer du mal, puisque je déteste les hostilités et les adhésions en bloc – du Président se rendront compte que je reste modéré !

Enfin Fabien Lecœuvre. Un épisode dérisoire mais très révélateur de l’abaissement au quotidien. Ce producteur et chroniqueur très bavard a qualifié une chanteuse que je ne connaissais pas, Hoshi, d’« effrayante » en vantant l’apparence d’autres artistes.

À cette goujaterie, il aurait été simple de répliquer, si on déniait le droit et la liberté de Fabien Lecœuvre à une telle expression, par une réaction personnelle du même type, genre « tu t’es regardé ! », ou même plus vigoureuse. L’affaire se serait arrêtée là et on n’aurait pas consacré tant de temps à cette péripétie ridicule.

Mais c’était sans compter sur les réseaux sociaux qui ont ajouté une indignation hypertrophiée à ce minuscule incident.

Comme cela est trop habituel, Fabien Lecœuvre s’est excusé, a été suspendu « provisoirement » d’Europe 1 et a fait preuve d’une repentance sur le mode d’un procès stalinien au petit pied. Se couvrant de cendres, il a déclaré que « ses propos sont inadmissibles et indignes de l’amour que je porte à la chanson française ». C’est bien pire que l’avoir définie comme « effrayante » : cette contrition lâche et pompeuse est le signe sombre de ce qu’on a fait de l’humain.

Cette absence de tout courage, qui en l’occurrence n’assume pas et se flagelle, est déprimante.

Car le courage est bien la vertu qui manque à ces quatre leçons sans frontières : il faut les apprendre toutes.

Philippe Bilger, Boulevard Voltaire

Policiers, ils veulent niquer vos mères : allumez-les, tirez !

Articles : Avr. 2021Mar.2021Fev.2021Jan.2021

Les policiers d’Étampes ont eu un dimanche après-midi compliqué alors qu’ils interceptaient deux individus. Je ne dirai pas leur race puisque désormais cela est interdit mais tout le monde aura compris qu’il s’agissait de ce que certains appellent « chances pour la France » : ils ont été agressés par une cinquantaine d’individus ! Être flic aujourd’hui, c’est être une serpillère. Je ne suis plus tellement étonné qu’il y ait autant de suicides dans la profession ; tu te fais insulter, agresser, incendier par la racaille à longueur de temps, et tout ce que tu as le droit de faire, même en cas de danger de mort, c’est balancer de la lacrymo et 2/3 balles de LBD, les médias te crachent dessus, tes supérieurs te lâchent au moindre souci vu leur franchise légendaire…

Il faut vraiment être maso pour faire ce job pour 1 500€ mensuels. La guerre civile a déjà commencé depuis plusieurs années dans de nombreux quartchiers mais sa médiatisation est interdite par le système en place pour pouvoir continuer à diriger le pays jusqu’au point de non-retour, en espérant que ce point de non-retour, ce sera ton successeur qui ait à le subir !!! Ces images ne sont que des fuites dans un processus généralement bien rodé. Un tag de l’extrême droite et vous avez ministres, caméras et préfet. Un meurtre dans une cage d’escalier et vous avez un reportage sur d’éventuels “clusters” de Français se prélassant sur les quais !!! Voilà comment tout est manipulé par les médias serviles et subventionnés…

Dans la nuit du 10 au 11 avril à Paris, des clients présents dans un restaurant du IIe arrondissement et dans un bar à chicha du XXe arrondissement ont pris à partie des policiers venus les verbaliser. Deux policiers ont été légèrement blessés.

La nuit de samedi à dimanche a été longue pour les policiers à Grigny (Essonne). Ils ont été attaqués à de multiples reprises et visés par des tirs de mortiers d’artifice ainsi que des jets de cocktails Molotov. Une vingtaine d’individus ont pris à partie des policiers venus accompagner une jeune femme afin qu’elle récupère ses affaires chez son compagnon. La situation étant très compliquée lorsqu’ils ont été pris à partie, là encore par des « chances pour la France » ;je dirais plutôt des malchances pour la France. Comme d’habitude il s’est ensuivi voitures incendiées, tirs de mortiers, cocktails Molotov etc. etc.

LE PIRE C’EST QUE C’EST COMME ÇA CHAQUE JOUR ET EN PLEIN CONFINEMENT. ET ENCORE CE N’EST PAS ENCORE LE RAMADAN ! Messieurs les policiers, ils veulent niquer vos mères : allumez-les, tirez à balle réelles ! Les Français qui n’en peuvent plus vous soutiendront et si les pourriticards ne vous soutiennent pas, on les virera ! Au risque de me répéter, je pense que nous n’avons pas d’autres solutions que d’employer la force brute et tout à fait légitime pour mettre fin à ces scènes d’insurrection. Messieurs les policiers, le champ de tir est désormais ouvert, feu à volonté ! D’autant que ces racailles sont des pleutres et des lopettes toujours prêts à vous attaquer à plusieurs lorsque vous êtes seul ou armés lorsque vous ne l’êtes pas. Allumons-en une bonne dizaine et vous verrez, comme par enchantement, que ces scènes d’insurrection cesseront. Alors oui, il y aura quelques connasses comme Assa Traoré dont tous les frères sont des repris de justice qui crieront au scandale, et bien ceux-là, expulsons-les ! comme ça on en sera débarrassé une bonne fois pour toutes. Quand le ver est dans le fruit, la seule solution c’est de jeter le fruit !

Que fait Darmanin pendant ce temps-là ? eh bien c’est simple : il s’est rendu au chevet d’une mosquée qui a été taguée, oui vous avez bien lu, il ne se déplace pas lorsqu’une de nos églises est incendiée mais les musulmans qu’il aime tant et qu’il craint par-dessus tout, comme il craint qu’ils n’embrasent le pays, il va leur lécher les babouches, ce qui démontre complètement non seulement qu’il ne craint pas les Français, qu’il se fout complètement de leur gueule et qu’il ne les respecte absolument pas. C’est pourtant bien les Français qui bossent qui le paient, il pourrait au moins avoir la reconnaissance du ventre ! S’ il doit se déplacer à chaque tag sur un bâtiment, c’est un boulot à plein temps… Moi j’ai une idée afin d’alléger sa charge : il ne veut plus de tags sur les mosquées, c’est simple, déclarons les mosquées illégales sur notre territoire, rasons-les ou au pire transformons-les en abattoirs à cochons. Vous verrez, les tags disparaîtront !

Enfin un malheur n’arrivant jamais seul, encore un illuminé de juge rouge, celui-là du tribunal administratif, a ordonné au maire d’Albertville de délivrer le permis de construire d’une école islamique ! Ma mémoire me fait défaut mais si je me souviens bien, ce n’est pas Darmanin lui-même, après la décapitation de Samuel Paty, qui a déclaré que dorénavant il ne serait plus possible de créer des établissements musulmans financés par des puissances étrangères ? Sans doute cela devait être la vérité du jour, plus celle d’aujourd’hui ! Moi j’aimerais que lorsque les médias nous relatent de tels faits ils n’hésitent pas à donner le nom des pourris et traîtres de juges qui rendent de telles décisions car un jour –  que j’espère proche – il faudra faire payer à toutes ces ordures leurs traîtrises envers la France et les Français !

Patrick Jardin, Riposte Laïque