En 50 ans, la France transformée en République soviéto-islamo-bananière

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Riposte Laïque

L’épidémie de Covid-19 a l’avantage de révéler crûment la réalité du monde. Plus besoin de faire des prévisions, prédictions, sondages, simulations, modélisations, tirages de cartes, estimations, il suffit d’ouvrir les yeux et de constater les dégâts.

À commencer par notre merveilleux pays des droits de l’Homme. Inutile de revenir sur la faillite totale d’un système bureaucratique, obèse, impotent, dictatorial, accumulant à l’infini des structures parasitaires enchevêtrées et finalement inefficaces, nous le subissons tous au quotidien. L’État est impuissant, donc il nous enferme tous et nous libérera quand les poules auront des dents. On peut se consoler en se disant que d’autres pays n’ont pas fait mieux que nous (l’Italie et l’Espagne), mais se comparer à plus mauvais que soi est indigne et guère rassurant. Car si on se compare aux pays qui ont fait mieux (par exemple, l’Allemagne ou le Portugal), on a honte de la France. Il suffit d’ailleurs de comparer l’organisation et les résultats obtenus par les systèmes médicaux français et allemand dans cette épidémie pour tout comprendre.

Au niveau de l’UE, dès le début ce fut le chacun pour soi. La solidarité européenne tant vantée depuis tant d’années a instantanément volé en éclats, mais il fallait être un vrai Bisounours pour imaginer le contraire. Dans les situations critiques, on retrouve les réflexes élémentaires de survie : sauver sa peau d’abord. Darwin a expliqué tout ça il y a longtemps. Ça s’est un peu amélioré depuis, mais à peine, il ne faudrait tout de même pas que les riches fourmis industrieuses du Nord payent pour les indigentes cigales dépensières du Sud. Si quelques chefs d’État (dont le nôtre) persistent à révérer la vache sacrée européenne, la plupart ont fermé leurs frontières et s’activent à protéger leurs populations sans compter sur l’UE mais en utilisant leurs moyens propres ou ceux de leurs voisins lorsqu’ils peuvent s’en emparer ou ceux fournis avec arrière-pensées par des États lointains jusqu’alors ignorés.

Et l’Europe dans le monde va sortir de la crise sanitaire comme un nain, épuisée, lessivée, soumise, méprisée. La révélation de sa dépendance aux autres pour une bonne partie des produits dont elle a besoin, y compris les produits de première nécessité, est effrayante. Ce continent qui fut le centre du monde ne représente plus grand-chose aujourd’hui et plus rien demain. Les combats du futur se feront sans l’Europe. Elle n’est plus qu’un enjeu économique mineur entre les géants d’Amérique et d’Asie, ainsi qu’une terre de conquête pour l’islam (qui en rêve depuis toujours) poussé entre autres par la Turquie, et une terre de cocagne pour l’Afrique qui y déverse son trop-plein démographique. Un butin ou une proie, rien d’autre. Et l’Europe n’est même pas capable de se défendre contre ceux qui veulent la submerger, la piller et la renvoyer à l’Âge de pierre. Ou plutôt, elle refuse de se défendre : elle se soumet lâchement au chantage de la Turquie comme elle se soumet lâchement aux ONG trafiquantes d’êtres humains alors qu’elle aurait encore largement les moyens d’empêcher cela. Mais ses « valeurs » sont plus importantes que sa survie et l’UE les défendra jusqu’au dernier Européen s’il le faut. On appelle ça un suicide.

Peut-on espérer que la France du monde d’après sera un peu moins affreuse que celle du monde d’avant ? Chez nous, il est question désormais de patriotisme économique, c’est nouveau, ça vient de sortir, mais quand celui qui le clame a toujours fait le contraire, on peut douter de la sincérité de sa soudaine conversion. Peut-être essaie-t-il seulement de sauver sa peau lui aussi. Darwin toujours. Mais si on le fait réellement, croit-on qu’on va relocaliser la production simplement en demandant aux entreprises de faire preuve de patriotisme économique ? Si les entreprises se retrouvent écrasées sous les charges et les taxes en produisant en France, elles ne le feront évidemment pas. Alors, on va devoir les subventionner massivement puisque ça ne coûte rien, c’est l’État qui paie. Autrement dit, c’est nous les contribuables qui avons payé, payons et continuerons à payer, comme toujours, mais en un temps de crise économique massive avec une dette qui va grimper à des hauteurs stratosphériques, ce n’est peut-être pas une bonne idée.

Comme chacun d’entre nous doit le savoir, pour augmenter la dépense utile, il faut commencer par réduire l’inutile et là, il y a du travail tant l’État jette notre argent par les fenêtres. Pour réussir à nettoyer les écuries d’Augias, Hercule dut détourner deux fleuves tellement elles étaient sales (elles n’avaient pas été nettoyées depuis 30 ans). La situation de la France après 60 ans de Ve République est similaire. Une énorme couche de crasse de décisions politiques, de choix, de lois, de textes, de règlements, d’arrêtés, de décrets, assaisonnée d’une bonne dose d’opportunisme, de clientélisme, d’arrivisme, de copinage et même de corruption, et avec l’approbation au moins tacite d’électeurs moutons de Panurge, s’est accumulée qui fait de notre pays aujourd’hui une sorte de république soviéto-islamo-bananière gouvernée par le couple infernal Ubu et Kafka. Et un tyranneau est même en train de naître sournoisement de leurs amours. « Arrêtez d’emmerder les Français ! », disait déjà le Premier ministre Pompidou en 1966. La Ve République a été faite par et pour de Gaulle et elle a abouti à la caricature Macron. Difficile de faire plus radicalement différent. Macron est le stade terminal Alzheimer d’une République qui fut brillante : Marianne était une jeune fille accorte, elle est à présent une vieille femme desséchée, laide, radotante et malfaisante, une horrible fée Carabosse. « La vieillesse est un naufrage », comme disait de Gaulle qui n’imaginait pas que ça s’appliquerait un jour à sa République. Et c’est le Covid-19 qui a montré à tout le monde la dégénérescence et la totale incompétence de l’État. À nettoyer vigoureusement et en profondeur.

Une autre grande source de dépenses extravagantes est celle de l’immigration qui ruine la France inexorablement. Mais pas touche ! c’est une autre vache sacrée bien qu’on ne comprenne pas vraiment pourquoi. Elle nous coûte plus de 100 milliards d’€ par an, elle a créé une population qui a la CNI et la carte Vitale pour toucher les allocs et les subventions mais qui hait profondément la France, ne respecte que ses lois tribales, agresse la police, les pompiers et les secours, refuse le confinement, déclenche des émeutes à la moindre occasion, propage un obscurantisme agressif et régressif, vit grassement d’assistanat et de trafics illicites, brandit des drapeaux venus d’ailleurs et exige de se faire enterrer au bled. Pis encore, cette population qui ne cesse de se multiplier prépare la sécession des territoires qu’elle contrôle. Le tout dans la plus totale impunité. Pourquoi accepte-t-on ce qui ne nous apporte que ruine et destruction ? C’est que l’État français est lui aussi, comme l’UE, d’une lâcheté abyssale, une lâcheté qui a commencé dans les années 80 avec un Président qui avait dénoncé 20 ans plus tôt, lorsqu’il était dans l’opposition, « Le coup d’État permanent » de De Gaulle, mais se trouva lui-même si bien au pouvoir qu’il rempila pour un deuxième mandat (il fallait bien nourrir sa deuxième famille cachée). On lui doit la brillante invention de SOS Racisme qui imposa définitivement l’immigration « chance pour la France » et l’antiracisme (c’est-à-dire le racisme anti-Blancs), et la promotion parallèle du FN pour servir de repoussoir commode. Aujourd’hui, 40 ans plus tard, on est toujours englués dans ce piège à cons. À nettoyer également vigoureusement.

Il y a bien d’autres choses à faire mais il faut d’abord que les Français sortent de leur infantilisme permanent, certes bien entretenu par les médias. On ne peut pas gueuler constamment contre l’État, l’accuser de tous les maux et courir se réfugier dans ses bras au moindre bobo. On ne peut pas voter pour un candidat dont les promesses inquiètent puis se plaindre qu’il les applique une fois élu. On ne peut pas voter depuis des décennies pour les mêmes sempiternels apparatchiks interchangeables (et une nouvelle plaie d’Égypte est annoncée avec le retour de Valls, Barnier, NKM et Le Foll, au secours !). C’est bien nous qui avons constamment élu démocratiquement tous les branquignols censés nous représenter (avec à l’occasion quelques entourloupes), nous sommes donc grandement responsables des conséquences de nos actes.

Il faut profiter de la situation actuelle extraordinaire pour nous réveiller, cesser d’être des enfants trouillards qui ouvrent le parapluie du risque zéro et agir en adultes responsables : le destin de la France doit être décidé par nous et non par d’obscures entités étrangères qui tirent les ficelles de nos « représentants » selon leurs intérêts. Et tant pis s’il faut casser des œufs pour faire l’omelette que nous voulons.

Alors, y a-t-il dans la salle un Hercule fermement décidé à nettoyer vigoureusement et en profondeur ces écuries d’Augias qu’est devenue notre pauvre France, avec l’aide de tous les Français patriotes ?

Ramadan 2020 : guérilla urbaine en plein confinement !

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Riposte Laïque

Le ramadan est une escroquerie, vous le savez tous. Loin d’être une pratique ascétique, il génère un doublement de la consommation de nourriture ainsi que des déséquilibres physiologiques et psychologiques majeurs, c’est un puissant moyen de contrôle social, comme le halal. Je rappelle d’ailleurs, inlassablement, que le halal n’est pas uniquement l’abattage des animaux de boucherie, mais tout simplement l’application des critères de la charia, la loi islamique. Ce système juridique est TOTALEMENT INCOMPATIBLE avec notre droit positif, il définit « l’islamic way of life » qui règle de façon tatillonne tous les actes de la vie, même les plus triviaux (comme se torcher avec la main gauche, ou droite, je ne me souviens plus…). En tout cas, une haute élévation mystique !

Cette année, les choses se présentent mal ! En plein confinement, comment festoyer la nuit avec les amis et faire du « ramdam » ? Les 700 000 musulmans de Seine-Saint-Denis sont inquiets et chouinent auprès des autorités, toujours la victimisation (article Valeurs Actuelles du 17 avril) ! Ce chiffre d’ailleurs est à rapprocher de la population globale du département (1,6 millions) et donne un pourcentage de 43 %, et confirme l’halalisation du 9-3. Si on rajoute les autres départements fortement islamisés de France, le chiffre de 6 millions donné régulièrement est largement sous-estimé.

L’islam conquérant (pléonasme) a profité de la polarisation sur le Coronavirus pour inoculer un peu plus le Corano-virus, avec l’aide bienveillante de porteurs (mal)sains du « Conardovirus ».
Une stratégie parfaitement huilée s’est développée tout d’abord par les appels à la prière qui se sont multipliés ; puis la dénonciation d’une messe de Pâques « clandestine » d’ « extrémistes » dans le Point, organe type du camp du Bien, sous la plume d’Aziz Zemmouri, disciple de Tarik Ramadan. Cette fake news, largement relayée par la grosse presse et les réseaux sociaux, avait pour but de relativiser les futurs débordements du ramadan. D’ailleurs, le préfet de Marseille n’a-t-il pas pris les devants en permettant les réunions pour ruptures du jeûne, alors que des amendes pour des apéros entre voisins ont été appliquées sans pitié ? On est dans la continuation de la doctrine Nunez qui prévoyait la souplesse pour l’application du confinement dans les « quartiers ».

Et enfin, dernière phase de la préparation, l’épidémie bien réelle d’actes de guérilla urbaine, émeutes et violences provenant des quartiers islamisés dans les communes suivantes (liste non exhaustive) :
Asnières, Aulnay-sous-Bois, Belfort, Chanteloup-les-Vignes, Clichy-la-Garenne, Clichy sous-Bois, Échirolles, Faches-Thumesnil, Hem, Laon, La Verrière, Les Mureaux, Lille, Lys- lez-Lannoy, Mantes-la-Jolie, Nanterre, Neuilly-sur-Marne, Toulouse, Rillieux-la-Pape, Roubaix, Rueil-Malmaison, St-Denis, Sartrouville, Strasbourg, Villeneuve-la-Garenne, Wattignies…

Cette énumération pour démontrer qu’il y a certainement un plan concerté pour l’entrée en ramadan. Sans doute dans un double but : continuer à tester les réactions immunitaires de notre société décadente (Sida mental) mais aussi dissuader toute intervention des forces de l’ordre visant à faire respecter le confinement pendant le ramadan.

Le silence assourdissant des médias au sujet de ces actes de guérilla urbaine, ainsi que les appels à la prière, est bien dans la ligne constante de la caste politico-médiatique qui manipule le peuple de France en le maintenant cloîtré chez lui. Dormez, braves gens ! Nous savons, nous, qu’un jour ou l’autre l’embrasement généralisé des quartiers surviendra. Nous savons qu’une fois de plus nous ne serons pas prêts ! Comme le disait Éric Zemmour récemment, la France perd toujours au début des guerres, mais a toujours su redresser la situation ensuite.
Préparons-nous en tous cas, le ramadan 2020 sera chaud !

Didier Raoult : « Les médias qualifient de fakes news ce qui ne sont pas les news qu’ils propagent »

Analyse avec lucidité les nouveaux mécanismes de diffusion de l’info et l’amertume que cela fait naitre dans les médias.
“Les médias qualifient de #FakesNews ce qui ne sont pas les news qu’ils propagent”

Emeutes dans les zones sensibles: «Ça va prendre en cascade dans beaucoup de quartiers»

Sputnik

Il y a un mois, l’ancien préfet Michel Aubouin l’annonçait à Sputnik: la situation était explosive dans les quartiers criminogènes. Les dernières nuits lui ont donné raison. Aujourd’hui, il s’inquiète du déconfinement qui doit advenir le 11 mai. «L’État doit taper du poing sur la table!» prévient-il à notre micro. Entretien.

C’est au tour de l’Alsace d’être la proie des émeutes urbaines. Dans cette région particulièrement touchée par le Covid-19, un équipage de police a été requis dans la nuit du 20 au 21 avril. Un «important dégagement de fumée», selon le document interne à la police que nous avons pu consulter, avait été repéré derrière le bureau de police de la rue Schulmeister, à Strasbourg.

Sur les réseaux sociaux, une vidéo circule: des jeunes s’en prennent à ce poste, jetant trois cocktails Molotov. Le groupe d’individus a rapidement pris la fuite, détruisant au passage des rétroviseurs de véhicules. Au petit matin, les traces de noircissures sont relatives. Mais sur les vidéos diffusées par les malfaiteurs, les flammes sont impressionnantes. Selon la police, ces images diffèrent. C’est d’ailleurs en réalité une annexe de la mairie qui a été touchée par les flammes. Mais le symbole reste catastrophique, alors que le hashtag #mortsauxporcs (qui désigne les policiers) tourne en tête des tendances sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

L’émeute, outil de contrôle du territoire

Les violences se multiplient à travers tout l’Hexagone, jusqu’à toucher des communes pourtant privilégiées. Ainsi, des feux ont-ils été allumés à Meudon-la-Forêt (92). Il y a un mois, Michel Aubouin en était persuadé: les choses allaient mal tourner. En contact avec des élus de quartiers difficiles, l’auteur de l’essai 40 ans dans les cités (Presses de la cité, 2019) s’étonnait de la naïveté ambiante: «personne ne pensait que j’aurais raison…» Mais l’intuition de l’ancien préfet a malheureusement eu le dernier mot.

«Le sujet, ce n’est pas la bavure!» s’insurge-t-il, évoquant l’accident de Villeneuve-la-Garenne (92) du 18 avril dernier. Non, pour Aubouin, le problème, «c’est que des jeunes continuent de considérer qu’ils sont au-dessus de toutes les lois»: sous contrôle judiciaire pour menace avec une hachette, l’individu qui pilotait sans casque et sur le trottoir la motocross qui a percuté la voiture de police accumulait déjà quatorze condamnations dans son casier judiciaire. «Il refusait que la police fasse son travail, il estimait que c’est sa loi, ou celle de sa bande, qui doit régner», tranche-t-il.

«Ça va prendre en cascade dans beaucoup de quartiers. L’émeute a pour fonction le contrôle du territoire», prévient Michel Aubouin au micro de Sputnik.

Une mécanique de la violence identique aux grandes émeutes de 2005, bien que l’intensité ne soit «pas encore la même.» C’est aussi un réflexe intrinsèquement lié au trafic de stupéfiants: «l’assèchement du marché de la drogue en période de confinement met les caïds sous tension», explique-t-il.

Écouter ce haut fonctionnaire au ton paisible et aux allures de bon père de famille nous expliquer les ficelles des dealers ne manque pas de faire sourire. Mais notre interlocuteur a parcouru en long et en large, et pendant quarante ans, les quartiers sensibles. En 2016, il rendait un rapport au premier ministre sur la ville la plus pauvre de France, Grigny (91). Il connait les maux qui touchent ces zones criminogènes: «les trafiquants sont souvent sur les parkings. Les voitures ne peuvent pas être fouillées par la police, on peut cacher des choses. Et en plus, les parkings d’immeubles ont un statut privé. Ils ne savent pas toujours pourquoi légalement, mais ils ont bien compris où la police allait et où elle n’allait pas.» Et à ce petit jeu, les forces de l’ordre sont loin de l’emporter:

«Le rapport de force est favorable aux trafiquants: ils tiennent le terrain, ils sont plus nombreux et les forces de l’ordre sont mobilisées par le confinement.»

Le 20 avril au soir dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois (93), la situation n’a en effet pas tourné à l’avantage de ces dernières. Selon nos informations, ordre a été donné de se retirer face aux tirs de mortier d’artifice et aux cocktails Molotov, en l’absence d’appui héliporté.

Révolte ou guérilla?

Pourtant, certains essaient de justifier la situation: les émeutes seraient des «révoltes» face à l’accumulation d’injustices. Un discours qui exaspère Michel Aubouin: «quelle fracture sociale justifie d’aller incendier la voiture du voisin?»

Clémentine Autain, député LFI de Seine-Saint-Denis, a quant à elle voulu «tirer la sonnette d’alarme» face à la détresse des quartiers: «vous avez des populations qui aujourd’hui ont faim», a-t-elle déclaré à France info. L’urgence sociale est pour elle criante: «le confinement est un confinement plus dur pour beaucoup de familles qui n’ont pas de maison secondaire sur l’île de Ré ou ailleurs et qui se retrouvent dans des logements exigus, parfois insalubres et avec des salaires qui sont des salaires de misère». La Seine-Saint-Denis ferait d’ailleurs partie des départements les plus fortement touchés par le Covid-19. Au mois de mars 2020, le nombre de décès s’est avéré très supérieur par rapport à mars 2019 (+ 62%).

Si Michel Aubouin ne nie pas les difficultés économiques, il n’en reste pas moins dubitatif face à cette seule explication matérialiste:

«Le secteur HLM offre des appartements relativement grands par rapport aux logements parisiens, où les habitants se logent par eux-mêmes… à Grigny 2 [dans le 91, ndlr], ce sont de très grands appartements.»

Critiquant ainsi les «discours militants», il estime que les conditions de vie en milieu HLM ne sont pas plus dégradées que celles en milieu privé. Et l’ancien haut fonctionnaire de rappeler que «des millions de gens sont confinés dans leurs petits appartements», sans pour autant commettre d’actes délictueux ou criminels.

Les tensions vont-elles baisser après le 11 mai?

Quant à la suite, Michel Aubouin perçoit deux scénarios. Difficile de trancher. «Peut-être que le retour à la scolarité pourrait refaire baisser la tension après le 11 mai», pense-t-il à voix haute. Après tout, les voyous sont bien souvent jeunes, très jeunes. Désœuvrés, ils subissent aussi les déterminismes culturels des familles originaires du Maghreb: «toute l’année, les femmes et les filles sont confinées, tandis que les garçons, eux, sont dehors.» Le confinement créé dès lors des tensions.

Mais le déconfinement pourrait bien ne pas être synonyme de pacification: «je serais le ministre de l’Intérieur, je commencerais à réfléchir pour mettre des moyens supplémentaires là où le déconfinement risque de générer en scènes de liesse.» Comme une victoire contre l’État?

«On risque d’avoir des gens qui fêteront le déconfinement», prévient Michel Aubouin. À travers toute la France, bien sûr, mais avec une particularité dans les zones criminogènes: «il ne faudrait pas qu’on le fête comme le 31 décembre en allumant des feux de voiture.»

Et le ramadan, qui doit commencer le 24 avril pourra-t-il aggraver la situation dans les quartiers prompts à refuser le confinement? Cette fois, l’ancien préfet relativise: «je pense que non.» En effet, les mosquées et salles de prière sont fermées. «Bien sûr, il risque d’y avoir un nombre plus important de gens dans les appartements le soir» pour la rupture du jeûne, admet-il. Mais c’est le déconfinement qu’il craint davantage, «surtout s’il vient se superposer avec la fin du ramadan

L’État doit s’appuyer sur les maires

D’ici là, comment pacifier les zones sensibles? «Entre nous, je pense que l’État devrait plus s’appuyer sur les maires», estime-t-il: «il faut faire du renseignement de terrain et recontacter les familles de ces jeunes.» Un «travail de repérage» donc, afin de rappeler aux mineurs délinquants et à leurs éducateurs les règles: l’État se doit de «taper du poing sur la table».

Une ligne rouge donc, des sanctions sévères. Mais jusque-là, le message du gouvernement n’a pas été assez clair, à l’image du Secrétaire d’État Laurent Nuñez déclarant le 18 mars lors d’une visioconférence avec les préfets que «faire respecter dans certains quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements» n’était pas «une priorité». Un aveu terrible de laissez-faire et un sentiment intolérable pour les familles qui restent confinées, selon Michel Aubouin. Les violences qui s’étendent alors que la majorité de la population respecte le confinement ne manqueront pas de créer un sentiment d’injustice et une nouvelle tension traversant «toute la société