Les propriétaires seront-ils les victimes de la suppression de la taxe d’habitation ?

Articles  : Dec. 2020Nov. 2020Oct. 2020Sept 2020

Le gouvernement est fier d’avoir supprimé la taxe d’habitation. Au début, il ne souhaitait exonérer que 80 % des Français, mais devant les remontrances du Conseil constitutionnel qui a défendu l’égalité des contribuables devant l’impôt, M. Macron devra supprimer cette taxe pour tous sans conditions de revenus. Le pouvoir a promis de compenser intégralement le trou que cette suppression provoquera dans les finances communales, soit un total de 22 milliards en 2024. Cette somme est énorme lorsqu’on la compare aux recettes de l’État, qui ne se montent qu’à 300 milliards d’euros, pour un déficit de 134 milliards.

En 2021, les finances seront en open bar, on dépensera sans compter. Aussi, le gouvernement a effectivement prévu de rembourser aux communes le moins-perçu. Mais la fête va bientôt finir. La France ne pourra bientôt plus emprunter pour financer les dépenses courantes et le budget devra s’approcher de l’équilibre. Il est alors probable qu’on ne versera plus rien aux communes et qu’on les sommera hypocritement de faire des économies pour compenser la perte de la taxe d’habitation.

Nous avons un avant-goût de la façon dont vont réagir les collectivités avec l’exemple de Chartres. Son conseil communautaire vient de voter, le 17 décembre, une taxe additionnelle de 7,5 % sur la propriété bâtie qui impactera tous les propriétaires, particuliers comme professionnels, relate l’Écho républicain. En effet, toutes les communes sont désormais regroupées dans des communautés qui peuvent décider d’une fiscalité propre en surtaxant taxe d’habitation ou taxe foncière. Jusque-là, ces suppléments ne portaient que sur la taxe d’habitation ; malheureusement, ils vont, petit à petit, être imposés dans toute la France sur les impôts fonciers.

Les membres du conseil communautaire de Chartres qui sont favorables à cette surtaxe justifient tous leur décision par la fin de la taxe d’habitation, alors que celle-ci sera intégralement compensée en 2021, comme le soulignent les maires opposants à ce nouveau prélèvement (qui sont minoritaires). Vu le discours de ces édiles, il n’y a donc aucun espoir à attendre : les propriétaires français devront tous mettre la main à la poche, à mesure que la compensation de l’État s’étiolera avant de disparaître totalement.

Les propriétaires seront donc les dindons de la farce, leurs impôts fonciers dont le montant total est de 38,6 milliards d’euros augmenteront en moyenne des deux tiers pour compenser la taxe d’habitation. Les propriétaires perdront plus qu’ils n’auront gagné, puisque la surtaxe aura pour assiette non la totalité des contribuables mais seulement la moitié. Cela va impacter la rentabilité de l’immobilier locatif. Le foncier représentant grosso modo, jusque-là, un mois de loyer, il risque de monter à deux mois, ce qui fera plonger le rendement déjà bas. Le résultat risque de se faire sentir sur l’offre de location au bout de quelques années, à mesure que les propriétaires découragés vendront leurs biens.

La taxe d’habitation avait un avantage indéniable qu’il partageait avec la CSG : il était payé par tous. La supprimer n’était vraiment pas une bonne idée.

Boulevard Voltaire

Neuchâtel confronté à une vague de criminalité sans précédent

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« Si l’ordre n’est pas rétabli rapidement, nous prendrons nos propres mesures. Nous avons la capacité d’être dangereux pour ceux qui troublent à ce point la paix sociale ». 

Ce message, placardé dans des rues de Neuchâtel, en Suisse, appelle les autorités à « rétablir l’ordre ». Sinon, ils feront justice eux-mêmes.

La police, qui a appréhendé près de 300 de ces jeunes délinquants d’un nouveau genre, uniquement au cours du dernier été 2020, condamne cet appel, et a également interpellé les auteurs de ce message.

Placardé en différents endroits de la ville de Neuchâtel, les auteurs « anonymes » demandent « aux autorités de donner les moyens à la police d’agir pour rétablir l’ordre ». Ils mentionnent « un climat qui s’est gravement détérioré ces derniers mois ». 

Le nombre de demandes provenant d’Algériens a très nettement augmenté depuis début de 2020 et bien qu’ils n’aient pratiquement aucune chance de se voir accorder l’asile, nombreux deviennent des délinquants puisque, tout comme en France, ils ne sont pas « renvoyés » chez eux, ni immédiatement, ni par la suite.

La Confédération espère à présent que l’Union européenne trouvera une solution (ils peuvent continuer à rêver !)

La Suisse, et en particulier Neuchâtel mais toutes les grandes villes également, est confrontée cette année à une vague de criminalité sans précédent. « La police a enregistré dix fois plus de vols, de cambriolages et de braquages pendant les mois d’été que les années précédentes. La grande majorité des délinquants ou des suspects étaient des Algériens », explique Alain Ribaux, le directeur cantonal de la justice et de la sécurité.

Certains sont des demandeurs d’asile, d’autres des personnes ayant fait l’objet d’une décision négative, mais également de nombreux individus venus directement de France.

Et, bien entendu, tout ce monde n’a pas de papiers d’identité.

Partout, dans le pays, ces demandeurs d’asile, originaires de ce pays d’Afrique du Nord, tiennent la police en haleine. Rien que dans le canton de Zurich, 60 Algériens déboutés vivent du système d’aide d’urgence et devraient (théoriquement) quitter la Suisse.

Selon les chiffres de la Direction de la sécurité, 54 d’entre eux ont commis des infractions pénales et 22 sont en prisonLa plupart d’entre eux dépendent de l’aide d’urgence depuis longtemps, certains depuis plus de vingt ans. L’Algérie est en tête de la liste nationale des expulsions en cours avec 550 cas.

Les demandeurs d’asile algériens n’ont pratiquement aucune chance de rester légalement en Suisse. Ils sont généralement considérés comme des réfugiés économiques. Le taux de protection, c’est-à-dire la proportion de personnes qui se voient accorder l’asile ou qui sont admises temporairement, est très faible. Néanmoins, le nombre de demandes d’asile des Algériens a fortement augmenté au cours du troisième trimestre 2020. L’Algérie est l’un des cinq principaux pays d’origine.

À huis clos, les responsables de l’asile parlent d’un problème majeur : la plupart sont de jeunes hommes célibataires, dont certains sont arrivés depuis longtemps en Europe. Beaucoup d’entre eux font tout pour retarder la procédure, sont agressifs et ont des problèmes de drogue. En outre, les fermetures d’usines en Italie, en Espagne et en France ont aggravé la situation des migrants clandestins.

Tout récemment, un jeune Algérien a ouvertement défié les autorités locales dans l’émission “Mise au Point” de la RTS en Suisse romande : « Si la Suisse régularise mon statut, je cesserai de voler. Sinon je continuerai ».

« Il y a de plus en plus de cas problématiques en provenance d’Algérie, comme ce fut le cas après le printemps arabe », déclare Marcel Suter, président de l’Association des autorités cantonales des migrations.

Déjà à l’époque, les demandeurs d’asile des pays du Maghreb ont causé des problèmes à plusieurs reprises.

Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) est plus diplomatique. Des personnes de différentes origines vivent dans les centres d’asile, explique le porte-parole Lukas Rieder. La perspective d’une décision d’asile négative pourrait entraîner une frustration supplémentaire et accroître le potentiel de violence.

La Suisse n’est actuellement pas en mesure de renvoyer en Algérie les demandeurs d’asile déboutés. Le pays a fermé ses frontières terrestres en mars en raison de la pandémie du covid et a suspendu le trafic aérien international. Les frontières et l’espace aérien sont toujours fermés, explique M. Rieder. Cela ne concerne pas seulement la Suisse, mais tous les pays européens.

Les rapatriements en Algérie étaient déjà difficiles avant la crise du covid. Il est vrai que la Suisse a un accord de réadmission avec l’Algérie qui réglemente l’identification et la délivrance des documents. Toutefois, Alger n’accepte pas les vols spéciaux et ne ramène ses citoyens que sur des vols réguliers. 

Pour la gauche, une partie du problème est générée par la Suisse, déclare la conseillère nationale Samira Marti (parti socialiste, Bâle-Campagne), membre de la commission d’État. Selon elle : « Nous savons que le manque de perspectives et surtout l’interdiction du travail peuvent conduire à la criminalité ». Samira Marti réclame que les autorités examinent tous les cas de manière plus cohérente.

La Suisse n’est pas le seul pays à être envahi par les demandeurs d’asile en provenance d’Algérie. N’est-ce pas le cas de l’Espagne, confrontée bien davantage à cet envahissement incontrôlé et non pas uniquement par des Algériens mais également par des Africains, en provenance des côtes atlantiques vers les îles Canaries et, par conséquent, de la France, pays d’accueil recommandé pour tous ces demandeurs d’asile qui s’y installent, même quand leurs demandes sont rejetées.

Tous les pays européens sont donc concernés par la reprise des retours volontaires.  Si l’Algérie rend cela possible, il pourrait y avoir des vols communs, mais ce n’est pas le cas de nombreux autres pays de départ. En tous les cas, la Suisse a fait savoir à l’UE qu’elle souhaitait y participer et cela le plus rapidement possible et, nous supposons que c’est le cas également de nombreux pays européens et, bien entendu, de la France, n’est-ce pas Gérald Darmanin ?

Manuel Gomez, Riposte Laïque

Belgique : Quatorze terroristes déchus de la nationalité belge

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C’est la quatrième vague depuis janvier. La cour d’appel de Bruxelles a déchu de la nationalité belge par défaut 14 personnes condamnées pour terrorisme. Les textes paraissent au Moniteur vendredi.

(…) La Libre


Entraîneur de foot. C’était le rêve d’Aziz Hajoui et il avait même entrepris un stage aux États-Unis à cette fin. Du moins, c’est ce qu’il prétendait pour maquiller son départ. En réalité, l’homme avait quitté sa ville de Mortsel, en province d’Anvers, pour rejoindre la Syrie. ll avait profité d’un congé parental pour avoir tout le temps de s’entraîner pour le djihad. Aujourd’hui, son passeport belge lui a été retiré. 

(…) La liste du jour compte, en plus d’Hajoui Aziz et Monir Sbai, douze autres personnes. Neuf d’entre elles sont rapportées décédées, mais évidemment, aucune preuve n’a été apportée à leur dossier. C’est notamment le cas de Feisal Yamoun (né en 1983), qui était considéré comme le dirigeant de Sharia4Belgium, et avec qui Hajoui était en contact avant son départ. C’est aussi le cas de Mohamed Mezroui (né en 1988) et d’Abdelgabar Hamdaoui (né en 1978), recrutés par Sharia4Belgium à Anvers, d’Houdaifa Am-mi (né en 1993) et Moustapha Oubahid (né en 1994), qui ont vécu à Vilvorde, du Bruxellois Ibrahim El Harchi (né en 1991) et des Limbourgeois Fayssal Oussaih (né en 1991), Younes (né en 1994) et Ismail (né en 1991) Bakkouy, qui n’ont plus jamais donné signe de vie. 

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