L’histoire de France, conférence de François Asselineau (chapitre 1,2 et 3)

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À quoi sert l’Histoire ? À prédire l’avenir ! En rappelant de nombreux événements méconnus ou surprenants, en proposant des clés de compréhension inédites, et en replaçant 2.000 ans de notre histoire nationale dans une mise en perspective inhabituelle mais lumineuse, cette conférence stupéfiante explique pourquoi, contrairement à ce que tout le monde ressasse, la construction européenne N’EST PAS l’avenir de la France. Et pourquoi il ne faut jamais désespérer des capacités extraordinaires du peuple français à se ressaisir pour libérer la France.

CHAPITRE 1

CHAPITRE 2

Etre français, c’est être indépendant de toute puissance étrangère, temporelle ou spirituelle (suite du chapitre 2)

Une armée « européenne » contre le roi de France

En 1214 la France, est divisée avec le tout petit domaine du roi de France,  Philippe Auguste, les domaines de ses vassaux, ceux du roi d’Angleterre Jean sans terre et de ses vassaux. Une alliance se forme contre Philippe Auguste entre le roi d’Angleterre, l’empereur germanique Othon IV, Guillaume Ier de Hollande, Henri comte de Brabant, Philippe marquis de Namur, Thibaut duc de Lorraine, Renaud de Dammartin, comte de Boulogne.

Philippe Auguste : naissance du sentiment national

Le roi de France et ses alliés défont la coalition en 1214 à Bouvines à la satisfaction du peuple uni autour de son souverain. Ce dernier va étendre ses conquêtes, formant ce qui va devenir la France. A sa mort en 1223, les terres du roi d’Angleterre sont réduites à l’Aquitaine.

La France : une construction politique (au XIIIe siècle)

La France n’a pas de frontières naturelles au nord et au nord-est. Elle a été créée par l’État (monarchique). Dès qu’un problème surgit, les Français se tournent aussitôt vers l’État et son chef. Affaiblir l’État, c’est affaiblir la France, puisque le peuple français a été créé par cet État.

Saint Louis : de nouveaux principes façonnent la France

Louis IX (saint Louis) (1226-1270) est canonisé en 1297 et donne une nouvelle image royale, qui n’est plus faite seulement de violence, mais aussi d’idéaux religieux et moraux. L’État se pose comme le garant de la Justice. Il est censé moraliser la vie publique et protèger les faibles. Il instaure le principe des « établissements de commune profit », ancêtres du service public. Être Français, c’est adhérer à ces principes qui remontent au XIIIe siècle ! L’Etat, de nos jours, n’est plus garant de la Justice, de la protection des faibles et supprime les services publics : il trahit la France.
Etre Français, c’est avoir toujours eu besoin de l’Etat pour guider le développement économique. L’ultra-libéralisme ne convient pas aux Français.

Philippe le Bel : une politique monétaire indépendante

Philippe le Bel, pour payer ses mercenaires et assurer l’indépendance nationale, déprécie sa monnaie (en rognant le pourtour des pièces, il en crée d’autres). Etre français, c’est avoir la liberté de sa politique monétaire. Le roi n’accepte ni d’être soumis au Saint Empire germanique, ni à la papauté. Son envoyé Guillaume de Nogaret tue le pape à Anagni en 1303. (En 1302 le pape avait jeté l’interdit sur le royaume de France et excommunié Philippe le Bel.) Les papes seront installés en Avignon, sous le pouvoir des rois de France.

Le franc : la première pièce est née de la Guerre de 100 ans

En 1356 Jean le Bon est fait prisonnier par le Prince Noir à la bataille de Poitiers contre les Anglais. Les Anglais demandent une rançon (Calais, des terres en Normandie et de l’or). Les bourgeois français donnent de l’argent pour payer la rançon. Il est converti en or, puis en pièces. La première pièce, le franc (ce qui veut dire « libre »), apparaît en 1360. Sur la pièce un cheval entraîne le roi qui le monte au-delà des limites du cercle qui entoure l’image. C’est le symbole du paiement de la rançon qui va libérer le roi de sa prison. Etre français, c’est avoir sa propre monnaie pour être libre.

Pour garder son indépendance, la France noue des alliances sans considération de religion

Charles-Quint de Habsbourg est élu, en 1519, à la tête du Saint Empire germanique. Il a 19 ans. Ses territoires encerclent la France. Henry VIII s’allie avec lui. François Ier est complètement encerclé. Il reçoit l’aide de princes protestants et même, en 1526, de Soliman le Magnifique (le Grand Turc). Pour sauvegarder la liberté de la France, les alliances se font donc sans considération d’appartenance continentale ou religieuse. Comme lorsque Charles de Gaulle reconnaît en 1964 la Chine communiste.
En 1571 : bataille de Lépante de la Sainte Ligue contre le Grand Turc. C’est une défaite complète pour les Ottomans. Seule la France ne voit pas d’un bon œil l’affaiblissement de son allié.

La France s’est bâtie contre l’Empire de l’Eglise et contre l’Empire temporel

Pour unir la chrétienté sous le contrôle pontifical (contrôle spirituel), le nouveau pape Innocent XI (1676 – 1687) fait alliance avec l’empereur germanique Léopold Ier (contrôle temporel). L’un et l’autre s’entendent pour mettre la main sur la France. Louis XIV y oppose le gallicanisme (son droit de véto sur la nomination des papes) et décide que toutes les nominations d’évêques devront lui être soumises. Il est excommunié en 1687. Pour des questions qui sont en réalité d’ordre temporel, de nombreux rois de France ont été excommuniés. Robert II le Pieux a été excommunié en 998, Philippe Ier en 1092, Louis VII en 1141, Philippe Auguste en 1200, Philippe le Bel en 1302, Louis XII en 1511, Henri III en 1589, Louis XIV en 1687, Napoléon Ier en 1809. 

1709 est l’année terrible : hiver très froid, famine…), défaite de la bataille de Malplaquet contre la coalition autro-anglaise se termine mal pour la France. Le règne de Louis XIV se terminera in extremis par un sursaut qui permettra de sauver la France des envahisseurs.

A suivre : La Trahison des dirigeants

Jacquelinepour Le Média en 4-4-2.

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Le Zapping du COVID : Un maire se moque ouvertement de Macron et plein d’autres vidéos…. Macron c’est la honte !

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Le maire de Piffonds, Xavier Rosalie, a trouvé une solution pour respecter la loi en affichant le portrait de Macron dans sa mairie.

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Interview de Christophe Cossé, le réalisateur de la série documentaire « Wake Up »

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Nous avons récemment eu l’opportunité de rencontrer le réalisateur et producteur Christophe Cossé pour discuter de sa série documentaire “Wake Up”. Selon lui, la crise du COVID-19 représente pour de nombreux citoyens une occasion unique de changer les choses. Cette prise de conscience, qui se manifeste chaque jour davantage, se produit à l’échelle mondiale et concerne aussi bien le respect de la Terre et du vivant que celui de la dignité humaine et des institutions.

Christophe Cossé nous invite à travers sa série documentaire à nous réveiller et à saisir cette opportunité pour construire un avenir meilleur. Un message fort et inspirant en ces temps incertains.

Retrouvez le site internet de la série documentaire « Wake Up » : https://www.wake-uplefilm.com/

Le Média en 4-4-2.

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La chanson du jour, Can’t Hide It – Curtis Harding

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On préfère entendre ce Rock and Roll, que ces musiques informatiques que tout le monde joue aujourd’hui…. Le nouvelle génération choisit la facilité et c’est bien dommage

We prefer to hear this Rock and Roll, than this computer music that everyone plays today.... The new generation chooses the easy way and that's a shame
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Les ligues de vertu contre Millésime K, le rappeur trop propre sur lui

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La semaine passée, dans la nuit du 11 au 12 mai, s’est tenue au Châtelet la première cérémonie dédiée au rap : « Les Flammes ». Ont été couronnés Aya Nakamura, Tiakola, Dinos et Rat Luciano, entre autres gloires du genre.

On ne m’en voudra pas si je souligne que c’était la grande fête de la « diversité », mot pour dire qu’il n’y en avait justement aucune, ce soir-là, sur la scène comme dans le public. C’est la loi d’un genre très genré, lui aussi. Et, donc (c’est logique), le rappeur Millésime K n’était pas invité. Il n’a ni la carte ni le look pour.

En effet, comme il le dit lui-même : « On m’insulte à chaque fois que je pose une vidéo sur l’Net, parce que je suis le premier rappeur que vous ne voyez pas en survet. » Pas de casquette à l’envers, pas de diamant à l’oreille, pas de mises en scène érotico-suggestives, pas de bimbos aux lèvres surdimensionnées pour se trémousser à ses côtés, la main dans l’entrejambe. Son style à lui, c’est costard-cravate sur chemise blanche, bien dégagé autour des oreilles.

Que lui importe, au fond, car Millésime K trace son chemin. Du moins, il essaie, quand la gauche morale ne l’empêche pas de chanter. Et elle fait tout pour, au nom de la lutte contre le fascisme et du respect de l’ordre public. Ainsi, parti pour une tournée – intitulée « Patriote » – dans quinze villes du pays, le chanteur voit ses concerts annulés les uns après les autres, et tant pis pour ses 700.000 abonnés de TikTok qui aimeraient bien l‘entendre en live.

La raison, vous la connaissez : Millésime K est de droite. Il est dénoncé comme la « star discrète de la fachosphère » par le site StreetPress. Ce média se targue de pratiquer « un journalisme ouvert, conscient et engagé » où l’on se demande « comment être neutre face au racisme, au sexisme, à l’homophobie et à toutes les formes de discriminations ». Son objectif est d’« enquêter sur ceux qui, en politique comme ailleurs, portent cette haine »StreetPress publie « des enquêtes et la newsletter FAF, consacrée à l’extrême droite ».

C’est ainsi que ce site publiait, le 1er mars dernier, un portrait de « Millésime K, le rappeur FAF qui cartonne sur TikTok ». Histoire de booster sa tournée, sans doute. Il est vrai que ce garçon très propre sur lui a des texte qu’on ose à peine reproduire ici, du style : « La flamme de la France s’affaiblit, je vais la raviver. […] Je pars en croisade, appelle moi Jeanne d’Arc. » Ou encore : « Bientôt une guerre civile, on va finir par craquer. »

Insupportable. Pourtant, les limiers de StreetPress écrivent : « S’il est clair sur ses valeurs, rien ne filtre sur l’engagement politique de ce Lyonnais […] Il n’apparaît dans aucun mouvement politique, ne donne aucun signe de préférence pour une Marine Le Pen ou un Zemmour, dans une ville, Lyon, connue pourtant pour être la capitale de l’extrême droite française (sic). » Au point, disent-ils, qu’« il semble s’être fait tout seul sans l’appui des pontes de la fachosphère ».

Qu’importe, les forces de gauche montent au créneau. N’écoutant que leur courage, les fédérations du PS s’activent les unes après les autres. Les municipalités multiplient les interdictions : Grenoble, Toulouse… où la fédération du PS de Haute-Garonne dénonce les « idées ouvertement racistes, sexistes, homophobes et transphobes » du rappeur. Quant au préfet de Loire-Atlantique, il invoquait, ce week-end, pour justifier son arrêté d’interdiction, la liberté et les droits de l’homme. On se pince.

Marie Delarue, Boulevard Voltaire

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Spots pour la voiture électrique : publicité ou propagande ?

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C’est une petite fille assise à l’arrière de la Skoda 100 % électrique de son père qui conduit. Pour être politiquement correct et inverser les rôles comme il se doit, c’est elle qui commande : « Papa, vas-y mollo ! » Comme son chauffeur stationne, l’enfant, soucieuse de propreté, signale les oiseaux perchés sur un fil au-dessus. Ils pourraient crotter sur leur automobile star : « Pas ici, papa ! » Elle lui donne l’ordre de se garer ailleurs. Enfin, elle ose s’adresser directement à la Skoda : « Un jour, tu seras à moi. » La vérité sort de la bouche des enfants, c’est bien connu.

Il suffit d’allumer sa télévision ou d’ouvrir son journal pour être inondé de belles paroles qui assurent un avenir rose à la voiture électrique. Rien sur la technique, sur la provenance réelle de l’énergie, mais du rêve à gogo. Toute notre vie va changer. Cette profusion de spots publicitaires est rabâchée jusqu’à la nausée, comme si nous passions notre vie sur la route. La publicité s’est muée en propagande. Bien sûr, au départ, les qualités de l’automobile électrique nous ont séduit : le silence, la propreté, l’entretien facile… Mais, les années passant, beaucoup d’automobilistes se mettent soudain à aimer le doux ronronnement de leur voiture thermique.

Peut-être parce que, pour la voiture électrique, c’est le gouvernement qui décide. Peu importe la vérité. Raison d’État, sans doute, ou, mieux, diktat de l’autorité européenne qui interdira toute autre voiture dès 2035. Dociles, les constructeurs automobiles parlent d’une seule voix des bienfaits de la voiture électrique reine, contraints ou soutenus par les politiques et par les écologistes qui vivent toujours sur leur image de parti propre. Leurs électeurs vous le disent : « Je ne fais pas de politique, je vote vert ! »

Écoutons plutôt le journaliste François-Xavier Piétri que personne, pas même le gouvernement, n’a osé accuser de complotisme. C’est édifiant. Ancien directeur des services économie de TF1 et de LCI, directeur de la rédaction du quotidien La Tribune, cofondateur de l’émission « Capital » sur M6, il nous alertait déjà il y a six mois : la voiture électrique ? « C’est un désastre écologique et social. » Gilles Pratt, le responsable de la section recherche du groupe japonais Toyota, renchérit.

Pourtant, aucun débat officiel sur le sujet. Nous nageons en pleine pensée unique, progressiste et européiste. Peu importe si le tout électrique est un choix politique et non industriel ; si les batteries des voitures sont chinoises ; si le cobalt vient du Congo où 40.000 enfants travaillent dans la souffrance et sans sécurité pour un euro par jour ; si l’extraction du lithium est une catastrophe pour l’environnement et les populations locales : la production d’une batterie correspond à la consommation d’eau de 500 personnes par an. Selon l’ADEME, l’Agence (gouvernementale !) de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, la fabrication de voitures électriques peut mener à une pénurie d’eau mondiale. Tout démontre que leur fabrication est un processus plus polluant que celle des voitures thermiques.

Carlos Tavarès, directeur du groupe international Stellantis (15 marques automobiles, dont PSA Peugeot Citroën), avait bien essayé lui-même de s’opposer, un temps, à ces lubies. Il a fini par céder devant le Président Macron en personne. On est en droit de se demander si Tavarès a reçu quelque chose en échange ! Le gouvernement a promis un bonus de 7.000 € aux acheteurs d’une voiture électrique. Mais avec l’argent de qui, sinon des Français ? La France est déjà endettée de trois mille milliards d’euros. Mais pour un progressiste, rien n’est impossible.

Le progressiste ose tout. C’est à ça qu’on le reconnaît. Il ne recule jamais, niera toujours l’éventualité d’une fausse piste, à la différence du randonneur de bon sens qui revient en arrière pour changer d’orientation. Pour le politique, ce serait une attitude réactionnaire, conservatrice et, pourquoi pas, d’extrême droite. Beurk !

Selon le magazine Géo (6/4/2021) et l’Américain MIT Technology Review, la France arrive en quatrième position des pays les plus verts au monde, derrière l’Islande, le Danemark et la Norvège. Les voitures thermiques ayant fait d’énormes progrès, ces dernières décennies, pourquoi donc ce coup de frein et ce gâchis ?

La propagande d’État, payée par vos sous, en rajoute une couche. Pour bien culpabiliser l’automobiliste pollueur qui roule seul, elle lui recommande désormais le covoiturage. Depuis Tartuffe, on n’avait pas fait mieux. Et si on arrêtait d’em… les Français, comme dirait le Président Pompidou !

Isidore, Boulevard Voltaire

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Évidemment, nous avons encore très bien perdu l’Eurovision !

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++ WEBTUBE : L’eurovision à quoi sert encore ce machin….

16e sur 26 ! Cela ne nous était pas arrivé depuis le flop de Bilal Hassani en 2019. C’est la Suède qui va payer avec la victoire de sa sorcière Loreen qui a envoûté les jurys.

Pour être certains de l’échec, les organisateurs sont allés chercher une Marocaine du Québec pour chanter Évidemment. Une mercenaire sur laquelle, l’on va pouvoir allègrement taper et renvoyer chez Trudeau… avec d’autant plus d’aisance que la madame n’était pas très sympathique. Installée à Paris depuis l’automne, elle avait pourtant déjà acquis les us et coutumes de la macronie, puisque elle a salué l’annonce de son score par un geste bizarre qui ressemble à un doigt d’honneur, mais qui s’appellerait un “toz” chez les Arabes…

Invité de l’émission C Médiatique sur France 5, Yves Bigot, ancien directeur des programmes de France 2, a raconté : « J’avais ordre de perdre. Le problème, c’est que si vous gagnez, c’est vous qui organisez l’année d’après, ça fait 20 à 25 millions d’euros. Donc les chaînes n’ont pas cet argent. Sauf dans les petits pays, où alors là c’est l’office du tourisme ou le ministère du Tourisme, qui finance. »
« L’Eurovision fait partie des événements dont je dois m’occuper. Tout de suite, j’ai l’idée de m’adresser à mon ami Jean-Patrick Capdevielle qui produisait une fille qui s’appelait Emma Shapplin. (…) Elle avait un côté chanteuse lyrique avec un look incroyable, mi-sadomaso, mi-médiéval, parfait pour l’Eurovision. Je me disais : j’ai une chance sur deux de gagner ».

Toutefois, le président de France Télé de l’époque, Xavier Gouyou-Beauchamps, n’était pas vraiment ravi : « Il me dit : Alors, comment ça se présente l’Eurovision ? Je lui réponds : On va gagner, président. Et là, il ajoute : Surtout pas, ne faites pas ça ! »

Dans une enquête sur le financement de l’Eurovision, Le Figaro expliquait que la chaîne israélienne KAN avait dû contracter un prêt sur quinze ans pour assurer l’événement, en 2019. Certains pays, à l’instar du Portugal, de la Slovaquie et de la Turquie, avaient même renoncé à participer au concours en 2013, faute de budget.

Après la victoire du plat pays à l’Eurovision 1986 avec Sandra Kim, la RTBF avait dû licencier 2 000 personnes à cause de ce que ça avait coûté.

Certes le licenciement de 2 000 employés du groupe France Télévision peut faire rêver, toutefois… C’est l’ensemble du groupe qu’il faudrait licencier.

En 2024, nous allons subir tous les délires des JO et commencer à en payer les dramatiques conséquences financières, on n’allait pas en plus organiser l’Eurovision.

Voici donc un échec très réussi ! Évidemment !

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Macron et l’argent magique

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La nouvelle est sortie dans les médias, il y a peu, et fait s’enthousiasmer les plumes journalistiques : le gouvernement s’attaque au décrochage scolaire, préoccupant dans l’enseignement professionnel, et mène de main de maître une nouvelle réforme, après celle du lycée général. Heureusement que l’Etat est là pour régler tous les problèmes. Que devriendrions-nous sans cela !

La mesure phare : payer les élèves pendant leurs stages obligatoires. Cela va les motiver. Sûrement autant que les aides sociales motivent les gens à trouver du travail. Ils ont dû piocher leur idée dans les manuels des psychanalystes, qui prétendent que le prix élevé de la consultation la légitime aux yeux du patient et permet à ce dernier de s’investir pleinement dans chaque séance. Voire…

Là, c’est vous qui allez payer, encore, pour rémunérer des jeunes peu motivés par leur formation et les stages qu’on leur propose. On parle quand même de près de 650.000 élèves… L’éducation en France, selon l’INSEE et son décompte des « dépenses intérieures d’éducation », c’est 170 milliards d’euros, financés en partie par l’État central, en partie par les collectivités locales, c’est-à-dire intégralement par nos impôts. Un peu plus de 7.000 euros par an pour un élève de primaire, 10.500 euros pour un élève du secondaire, collégien ou lycéen, et 11.630 euros pour un étudiant. Et encore ne sont pas comptés les frais connexes, à destination des familles : allocation de rentrée scolaire, subvention des systèmes de bus scolaires…

Il n’y aurait pas d’argent pour augmenter les salaires des enseignants, qui sont parmi les plus mal payés d’Europe, mais il y en aura pour financer un salaire pour des élèves de filière professionnelle, alors même que la faiblesse de la formation qu’ils reçoivent et de leur investissement personnel les rend rarement employables sur le marché du travail, qui aurait pourtant bien besoin de main-d’œuvre qualifiée. Un jeune sur deux titulaires d’un CAP, BEP ou d’un BTS sortant d’un lycée professionnel a un emploi un an après son arrivée sur le marché du travail. Le ministère se félicite de ce chiffre, qu’il publie fièrement sur son site. Mais cela signifie qu’un jeune diplômé sur deux ne trouve pas de travail – ou n’en cherche pas -, alors que cette voie professionnelle est normalement organisée, justement, pour former des gens adaptés au marché de l’emploi.

Il faudrait se souvenir que scholè, en grec, signifie « loisir ». Le mot désigne ce loisir que l’on offre aux jeunes pour se former, se cultiver, développer leurs compétences, au lieu d’aller travailler en échange d’un salaire. En France, il n’y a pas eu d’obligation scolaire pendant des siècles. L’ordonnance royale de Louis XIV en 1698 changea cela et imposa une obligation d’instruction jusqu’à 14 ans pour tous les jeunes garçons du royaume. Jusqu’alors, si l’Église et les collectivités étaient obligées de proposer une offre scolaire, les parents n’étaient pas forcés de scolariser leurs enfants ; ce n’était qu’une possibilité leur étant offerte. Pour des raisons économiques, malgré la gratuité de l’enseignement dans la plus grande partie du royaume, de très nombreux enfants du peuple allaient travailler très jeunes, dans les manufactures, les ateliers ou les fermes.

La loi du 19 mai 1874 fixait à 6 heures par jour la durée maximale de travail des enfants de moins de 12 ans, et à 12 heures par jour celle des enfants de plus de 12 ans. Beaucoup d’entre eux auraient sûrement préféré aller à l’école et profiter de ce « loisir » qui leur aurait permis de développer leur esprit. Aujourd’hui, ce loisir est considéré comme une contrainte indue, malgré le succès de films comme Sur le chemin de l’école, dans lequel on voit des enfants d’Inde, d’Argentine ou du Kenya parcourir des dizaines de kilomètres par jour, à pied ou à cheval, pour avoir la chance d’aller à l’école. Mais il ne semble pas que les élèves français aient compris ce que ces enfants indiens ou kenyans ont compris, ni que les politiciens en charge de leur avenir, dans notre État centralisé, soient convaincus qu’il est une chance, en soi, de profiter d’une instruction, et que cela n’appelle pas de contrepartie, surtout pas sonnante et trébuchante. Mais encore faudrait-il que l’école soit vraiment ce qu’elle devrait être.

De nombreux rapports ont été rendus, qui préconisent tous les mêmes choses : sélection en début de filière, augmentation du niveau d’exigence, de la qualification des enseignants et de leur connaissance du monde de l’entreprise, développement du « savoir-être » des élèves, c’est-à-dire de leur instruction de base… Autant d’incitations vertueuses qui sont répétées depuis des décennies et qui ne sont jamais mises en œuvre. Qui conseille nos dirigeants ? Et vers quoi nous dirigent-ils ?

Virginie Fontcalel, Boulevard Voltaire

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Eurovision : La Zarra, digne représentante de l’élégance à la française

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Ce week-end, c’était le concours de l’Eurovision – un bien bel événement au cours duquel toutes les nations d’Europe (au sens le plus large du terme) se retrouvent pour s’affronter dans un concours de chant. Chansons de variété kitsch, illustres inconnus, paroles consensuelles, chorégraphies bébêtes, ambiance disco-pop : on connaît tout ça par cœur. L’Eurovision est également, on s’en souvient, l’occasion de faire avancer la cause des minorités : de Joëlle Ursull chantant « White and Black Blues » au transsexuel Dana International en passant par le travesti barbu Conchita Wurst, la cause woke n’a jamais eu besoin de hausser la voix pour obtenir les faveurs de ce concours de chant.

Cette année, la représentante de la France était La Zarra, de son nom complet Fatima-Zahra Hafdi. Cette artiste québécoise d’origine marocaine interprétait la chanson « Évidemment », qui n’a pas recueilli les faveurs du public et lui a valu une décevante seizième place. À l’annonce de son classement, La Zarra a fait un geste que certains ont pris pour un doigt d’honneur. Les images laissent place à l’interprétation (on en vient à demander l’arbitrage vidéo pour un doigt d’honneur à l’Eurovision…). Renseignements pris auprès de l’intéressée, il s’agissait d’un « geste culturel » qui exprime l’indifférence ou le fatalisme, un geste baptisé « toz ». Cette onomatopée signifie « prout », en arabe du Maghreb.

Comme si ce geste ambigu et cette traduction scatologique ne suffisaient pas à écorner l’image de la France, La Zarra a disparu de la « green room », la loge des résultats, avant l’annonce du vainqueur. L’explication qu’elle a fournie est pourtant simple : « Ma vessie est très petite. Je devais me lever pour aller me soulager. » Dans ce cas…

Doigt d’honneur, prout, pipi : dans la cour de récréation de l’Eurovision, le pays de Louise Labbé, Ninon de Lenclos, Madeleine de Scudéry ou Marcelline Desbordes-Valmore semble soudain retombé en enfance. La France est-elle devenue une vieille dame gâteuse qui ne sait plus montrer au monde que des demi-artistes québécoises adeptes de « toz » et communiquant sans fausse pudeur sur la contenance de leur vessie ? Peut-être. Peut-être est-ce également le format du concours qui veut cela.

Les internautes grincheux s’insurgent contre ce spectacle quelque peu honteux. D’autres, au contraire, défendent la chanteuse. Qu’il nous soit ici permis de nous placer dans le camp des indifférents et d’espérer, pour La Zarra, ses contempteurs et ses admirateurs, un prompt et définitif retour à l’anonymat.

Arnaud Florac, Boulevard Voltaire

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Notre-Dame : les statues de cuivre de Viollet-le-Duc restaurées

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L’histoire des grands événements est pétrie de « moments de grâce ». Des moments où les hommes, par leur action conjuguée, approchent la dimension transcendante de leurs œuvres. C’est le cas de l’histoire de la construction de la flèche de Notre-Dame de Paris par Viollet-le-Duc et de ses statues de cuivre.

Nous vivons, avec une dimension démultipliée, ce qu’ont vécu les architectes et sculpteurs du temps de Viollet-le-Duc, lorsqu’en mars 1858, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, sous Napoléon III, donna l’autorisation de rétablir la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, datant du XIIe siècle. En 1860, ce sont les établissements Monduit qui furent chargés de la restauration de Notre-Dame de Paris, et les statues des douze apôtres et des quatre évangélistes furent réalisées par le sculpteur Geoffroy-Dechaume.

L’apôtre saint Thomas, patron des architectes, représente Viollet-le-Duc lui-même. Fait original : c’est la seule statue qui regarde la flèche. En effet, lors de sa construction, les détracteurs avaient prédit à Viollet-le-Duc que sa flèche ne tiendrait pas. Or, Geoffroy-Dechaume le représente de trois quarts, tourné vers la flèche par un geste de défi. Sur sa règle d’architecte se trouve une mention latine qui indique qu’« il ne doute pas davantage » (non amplius dubito) de la stabilité de son œuvre. Si l’incendie du 15 avril 2019 a fait mentir temporairement cette prédiction, aujourd’hui, la résurrection de la flèche est en cours et c’est le groupement Le Bras Frères, implanté à Briey-en-Lorraine (Meurthe-et-Moselle), qui est chargé de la dresser de nouveau dans le ciel de Paris.

En 1879, après le décès de Viollet-le-Duc, la grande Histoire avait rejoint celle de Notre-Dame de Paris : c’était le début du chantier de la statue de la Liberté mené par les ateliers Monduit. Ils opérèrent selon la même technique que pour les statues des évangélistes de Notre-Dame. En l’honneur de Viollet-le-Duc, Monduit décida alors d’installer la réplique de la statue de saint Thomas, en bas de l’échafaudage, pour que Viollet-le-Duc assiste au montage à blanc de la statue de la Liberté. Quel symbole !

Aujourd’hui, toutes les statues ont fait l’objet d’une restauration par la société SOCRA (Société nouvelle de conservation et de restauration archéologique), spécialiste des métaux, à Marsac-sur-l’Isle (Dordogne). Fait notoire, cet établissement a déjà réalisé les restaurations du quadrige du Grand Palais et de l’archange du Mont-Saint-Michel.

Comme au temps de Viollet-le-Duc s’est posée la question de la pérennisation des matériaux : comment restaurer tout en consolidant ? Quand le cuivre natif commence à s’oxyder, il brunit. Concernant la patine des statues, la couleur verdâtre du cuivre oxydé n’étant pas volontaire mais liée à la dégradation par l’atmosphère, l’entreprise SOCRA s’est inspirée de la patine de la statue de la Liberté, une patine brunie. Pour les statues de Notre-Dame, c’est cette restitution de la patine naturelle qui a été reproduite, avec du polysurfure de potassium.

Les statues restaurées, telles qu’elles figureront désormais sur la nouvelle flèche de la cathédrale à l’horizon 2024, sont visibles actuellement à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris.

Il y aura dans le ciel de Paris, grâce à ces techniques de restauration, un peu de la statue de la Liberté, dont l’histoire se mêle désormais totalement à celle de ces statues de cuivre. Leur symbole dépasse à lui seul la ville de Paris.

Sabine Faivre, Boulevard Voltaire

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